Notre rôle n'est pas de prendre position politiquement. Nous nous
abstiendrons donc de faire ici des commentaires sur l'appartenance de responsables
à un parti ou un autre. Là n'est plus la question ! Il y a
des gens intelligents et des imbéciles de tous les bords. Pourtant,
nous ne pouvons pas rester les bras croisés devant un certain nombre
de questions essentielles touchant à notre mode de vie. Entre autres,
les choix politiques faits par des élus en charge de services municipaux
conditionnent notre façon de vivre. Que ces questions relèvent
de la gestion de la ville ou de petits soucis domestiques, nous nous sentons
concernés. Si
nous acceptons passivement tout et n'importe quoi, nous ne contrôlons
plus ce qui conditionnera nos lendemains, voire celui de nos enfants.
N'hésitez donc pas à RÉAGIR en nous écrivant et à utiliser les forums pour vous exprimer.
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Ne nous trompons pas de but ! La politique délibérée et clairement affichée de l'ancienne municipalité d'Orléans visait à court terme à éliminer le trafic automobile des particuliers à l'intérieur de la cité. Dans l'absolu, c'était plutôt une bonne intention, mais au fond carrément utopique... Une cité est avant tout faite par et pour les hommes qui la composent, pas contre eux. Combien d'entre nous sont décidés à rogner leur autonomie pour utiliser les transports collectifs ?... Notamment pour déposer les enfants à l'école, faire un tour en forêt le dimanche, faire les courses, transporter un meuble encombrant ou sa vieille mamy impotente, etc... L'automobile, malgré tous ses défauts, est un instrument de liberté individuelle indissociable de la vie moderne tant qu'on n'aura pas inventé mieux ! Il faut donc "faire avec" la voiture, intégrer ce prolongement de l'homme moderne et non aller contre ! C'est une mesure difficile à concilier avec l'espace réduit des quartiers anciens, convenons-en. Il fallait donc trouver des solutions imaginatives, voire audacieuses, pour contourner la difficulté, et non choisir une solution "toute faite", pouvant convenir à d'autres villes aux configurations différentes mais pas à Orléans. Malgré l'avis contraire d'une majorité d'orléanais, l'ancienne équipe avait choisi de privilégier les transports en commun au détriment de la voiture individuelle, et notamment le "Tram". Contre toute prudence, et malgré un premier avertissement de la population lors des élections législatives qui avait provoqué la chute des deux grands tenants du tram, ses initiateurs ont tout fait pour qu'il soit impossible de revenir en arrière. Ca nous a valu deux ans de travaux qui ont laminé la fréquentation des commerces du Centre Ville, détournant la clientèle vers les grandes surfaces périphériques... Mais qu'importe ! Au bout du compte, Orléans a eu SON tramway à temps pour les élections municipales. Il grinçait bien un peu dans les virages, il s'arrêtait bien de temps en temps pour retrouver ses rails perdus, mais il était là, il existait, et il ne restait plus qu'à le remplir !.... On a donc détourné soigneusement les lignes de bus -celles qui ralliaient auparavant directement La Source en 20 minutes - pour alimenter la correspondance avec le Tram à la Gare. Du coup celui-ci était plein... Quel succès ! et tant pis si les voyageurs mettaient 35 à 50 minutes de plus pour effectuer leur trajet habituel ! Ce tramway, tout esthétique qu'il soit, emporte-t-il de nouveaux voyageurs mis à pieds par la restriction des parkings en centre-ville ? La circulation s'est-elle trouvée améliorée par l'intrusion de ce transport supplémentaire ? Que nenni ! C'est pire qu'avant. On a posé pas moins de 34 nouveaux feux tricolores pour réaliser cette incongruité sur rail. Alors, la clientèle a-t-elle au moins retrouvé le chemin des boutiques du Centre et le Tram en amène -t-il davantage qu'avant ?... Qu'on le considère comme une réussite esthétique ou comme une erreur, tous les orléanais véhiculés ou pas par lui devront pourtant bien payer ce "tram" pendant des décennies ! L'ancien réseau de bus était l'un des plus performants de France et aurait pu être encore amélioré à un coût nettement inférieur à la construction de ce monstrueux tas de béton et de caténaires. Il suffisait d'étudier un peu mieux les flux, il y avait d'autres solutions. Nous y reviendrons ... Dans le même temps et pour les mêmes raisons - décourager les habitants du centre-ville d'utiliser une voiture - le nombre des places de stationnement s'est réduit à la portion congrue à l'intérieur des boulevards. On a aménagé certains parkings (payants) qui ne compensent qu'à peine les suppressions de places (jusque là gratuites) faites ailleurs... Les 200 places réalisées rue de la Tour Neuve remplacent tout juste les garages mangés par les extensions des écoles Saint-Paul et Saint-Euverte qui ne font qu'attirer de nouvelles automobiles dans le quartier. Quant aux quelques 500 places du futur parking de la Charpenterie, elles seront déjà insuffisantes pour les seules salles de cinéma prévues. Où les riverains mettront-ils leurs véhicules ?... Le stationnement dans la politique d'Urbanisme : Le code général d'urbanisme stipule que, lors de la transformation d'un immeuble par changement de destination (anciens garages, transformation de greniers de dépendances, etc.), à chaque nouvelle cuisine créée doit correspondre un parking et demi ou un garage, faute de quoi le permis de construire est assujetti au paiement d'une taxe à la ville de l'ordre de 50 000F par cuisine créée en plus. Cette taxe est prévue pour compenser l'impossibilité par le promoteur de réaliser lui-même des parkings privés ou garages dans son programme de rénovation, et doit donc servir à payer la construction de places dans le même quartier à titre compensatoire. Tout au contraire, les nouveaux locataires de ces marchands de biens indélicats sont par nécessité des gens de passage, étudiants ou immigrés temporaires, qui se fichent complètement de l'équilibre structurel autant que culturel du quartier, garant n'importe où des véhicules d'autant plus nombreux que leurs immeubles ont été divisés. Accessoirement, ils ont un mal fou à intégrer une quelconque convivialité dans leur comportement avec leur voisinage puisqu'ils ne sont là que passagèrement. AVB pose donc la question à la nouvelle municipalité (puisque l'ancienne ne voulait pas y répondre...) : Au lieu de ça, en 1997 on a vu bleuir la chaussée et jaunir les trottoirs dans le haut de la rue de Bourgogne, sans aucun préavis ni concertation. Certains riverains, citoyens humoristes, pour marquer cette humeur avaient pris l'initiative de repeindre en blanc les marques ainsi déposées par les services municipaux. Il leur en a coûté personnellement le coût de la réfection des bandes bleues, plus les frais du procès. C'était une décision d'autant plus inadaptée et irréfléchie que le problème de stationnement dans cette partie de la rue de Bourgogne n'est pas un problème diurne en période de vacances scolaires. Il n'existe qu'en période scolaire et est dû essentiellement à la présence des écoles dans le quartier, écoles qui se sont agrandies ces dernières années au détriment du stationnement. Hors ces périodes scolaires, on trouve de la place dans la journée. Le soir c'est beaucoup plus difficile mais le soir, la Zone bleue ne résolvait rien ! Elle était donc parfaitement idiote et n'apportait qu'un stress suplémentaire ! Sur les trois commerçants qui l'avaient demandée (et qui ne résidaient pas dans le quartier après la fermeture de leur boutique) deux avaient déjà fermé un an après et étaient partis ailleurs. Mais la zone bleue était restée, elle ! Mais le problème ne s'arrête pas là pour autant car depuis Septembre 2003 et la suppression du stationnement sur les quais, d'autres bandes bleues passent (des bandes armées celles-là, surtout de carnets à souches) qui déposent des papillons sur les pare-brises ! C'est joli les papillons multicolores... mais les verts, ça pollue l'atmosphère quand il en pleut !... PROPOSITION A LA MUNICIPALITE : TOUT REPRENDRE A LA BASE ET SUPPRIMER TOUTES LES ZONES A STATIONNEMENT REGLEMENTE ! A-t-on jamais calculé l'impact économique que représente pour les entrepreneurs et employés d'une ville entière le souci permanent d'avoir à l'esprit de changer sa voiture de place dans le simple but de ne pas ramasser une prune ?... Coût économique d'une politique irréaliste : Certainement, jamais personne n'a fait ce calcul !... Il y a pourtant des solutions ! Dans les deux cas, l'objectif est à la fois de rendre la circulation plus fluide et le stationnement plus facile en limitant l'accès des véhicules particuliers dans le centre-ville. C'est possible, à la double condition suivante : Plusieurs solutions sont envisageables : On répondrait ainsi aux deux soucis majeurs qui président à l'utilisation des véhicules particuliers en ville. Mais surtout, du même coup, on résoudrait la question cruciale de la fluidité de circulation et du stationnement en centre-ville, comme celle du stationnement aux parkings des gares SNCF et de l'accès au tramway pour les usagers qui n'habitent pas sur sa ligne... J.M. |