Notre rôle n'est pas de prendre position politiquement. Nous nous abstiendrons donc de faire ici des commentaires sur l'appartenance de responsables à un parti ou un autre. Là n'est plus la question ! Il y a des gens intelligents et des imbéciles de tous les bords. Pourtant, nous ne pouvons pas rester les bras croisés devant un certain nombre de questions essentielles touchant à notre mode de vie. Entre autres, les choix politiques faits par des élus en charge de services municipaux conditionnent notre façon de vivre. Que ces questions relèvent de la gestion de la ville ou de petits soucis domestiques, nous nous sentons concernés.
Si nous acceptons passivement tout et n'importe quoi, nous ne contrôlons plus ce qui conditionnera nos lendemains, voire celui de nos enfants.

N'hésitez donc pas à RÉAGIR en nous écrivant et à utiliser les forums pour vous exprimer.

ORLEANS 2004
(nos préoccupations)

Stationnement
(Voir "
Fourrière")

Circulation

Déjections canines

Tags et graffitis

Pavage des rues

 

Ne nous trompons pas de but !

La politique délibérée et clairement affichée de l'ancienne municipalité d'Orléans visait à court terme à éliminer le trafic automobile des particuliers à l'intérieur de la cité. Dans l'absolu, c'était plutôt une bonne intention, mais au fond carrément utopique... Une cité est avant tout faite par et pour les hommes qui la composent, pas contre eux. Combien d'entre nous sont décidés à rogner leur autonomie pour utiliser les transports collectifs ?... Notamment pour déposer les enfants à l'école, faire un tour en forêt le dimanche, faire les courses, transporter un meuble encombrant ou sa vieille mamy impotente, etc... L'automobile, malgré tous ses défauts, est un instrument de liberté individuelle indissociable de la vie moderne tant qu'on n'aura pas inventé mieux ! Il faut donc "faire avec" la voiture, intégrer ce prolongement de l'homme moderne et non aller contre !

C'est une mesure difficile à concilier avec l'espace réduit des quartiers anciens, convenons-en. Il fallait donc trouver des solutions imaginatives, voire audacieuses, pour contourner la difficulté, et non choisir une solution "toute faite", pouvant convenir à d'autres villes aux configurations différentes mais pas à Orléans.

Malgré l'avis contraire d'une majorité d'orléanais, l'ancienne équipe avait choisi de privilégier les transports en commun au détriment de la voiture individuelle, et notamment le "Tram". Contre toute prudence, et malgré un premier avertissement de la population lors des élections législatives qui avait provoqué la chute des deux grands tenants du tram, ses initiateurs ont tout fait pour qu'il soit impossible de revenir en arrière. Ca nous a valu deux ans de travaux qui ont laminé la fréquentation des commerces du Centre Ville, détournant la clientèle vers les grandes surfaces périphériques... Mais qu'importe ! Au bout du compte, Orléans a eu SON tramway à temps pour les élections municipales. Il grinçait bien un peu dans les virages, il s'arrêtait bien de temps en temps pour retrouver ses rails perdus, mais il était là, il existait, et il ne restait plus qu'à le remplir !.... On a donc détourné soigneusement les lignes de bus -celles qui ralliaient auparavant directement La Source en 20 minutes - pour alimenter la correspondance avec le Tram à la Gare. Du coup celui-ci était plein... Quel succès ! et tant pis si les voyageurs mettaient 35 à 50 minutes de plus pour effectuer leur trajet habituel !

Ce tramway, tout esthétique qu'il soit, emporte-t-il de nouveaux voyageurs mis à pieds par la restriction des parkings en centre-ville ?
Après plus d'un an de rodage, il semble que non.

La circulation s'est-elle trouvée améliorée par l'intrusion de ce transport supplémentaire ? Que nenni ! C'est pire qu'avant. On a posé pas moins de 34 nouveaux feux tricolores pour réaliser cette incongruité sur rail.
Bonjour la fluidité !

Alors, la clientèle a-t-elle au moins retrouvé le chemin des boutiques du Centre et le Tram en amène -t-il davantage qu'avant ?...
Non point ! Il amène au contraire toute une faune qui restait auparavant en banlieue et qui vient maintenant étendre ses dépradations au quartier piétonnier... (pavés qui volent dans les vitrines la nuit, drogues qui circulent, etc.)

Qu'on le considère comme une réussite esthétique ou comme une erreur, tous les orléanais véhiculés ou pas par lui devront pourtant bien payer ce "tram" pendant des décennies !
Pis que ça, comme il est bien trop tard pour revenir en arrière, la nouvelle municipalité devra sans doute, à son corps défendant, réaliser la seconde tranche de travaux Est-Ouest.

L'ancien réseau de bus était l'un des plus performants de France et aurait pu être encore amélioré à un coût nettement inférieur à la construction de ce monstrueux tas de béton et de caténaires. Il suffisait d'étudier un peu mieux les flux, il y avait d'autres solutions. Nous y reviendrons ...

Dans le même temps et pour les mêmes raisons - décourager les habitants du centre-ville d'utiliser une voiture - le nombre des places de stationnement s'est réduit à la portion congrue à l'intérieur des boulevards.

On a aménagé certains parkings (payants) qui ne compensent qu'à peine les suppressions de places (jusque là gratuites) faites ailleurs... Les 200 places réalisées rue de la Tour Neuve remplacent tout juste les garages mangés par les extensions des écoles Saint-Paul et Saint-Euverte qui ne font qu'attirer de nouvelles automobiles dans le quartier. Quant aux quelques 500 places du futur parking de la Charpenterie, elles seront déjà insuffisantes pour les seules salles de cinéma prévues. Où les riverains mettront-ils leurs véhicules ?...
On nous a répondu à l'époque : "mais les parkings de la Cathédrale sont vides la nuit !"... Certes, mais ils étaient aussi fermés la nuit ! (avis aux amateurs ; depuis quelques mois le parking St-Pierre-Lentin est ouvert la nuit)
En tout état de cause, c'est dans l'environnement immédiat des usagers qu'il faut disséminer des parkings, pas à l'autre bout de la ville ! On fait facilement quelques centaines de mètres pour aller garer sa voiture, mais pas une demi-heure de marche à pied (surtout la nuit pour les dames !).

Le stationnement dans la politique d'Urbanisme :
L'augmentation de la population dans les vieux quartiers comme le nôtre entraîne une augmentation parallèle du nombre des véhicules personnels dans la rue. C'est normal. C'est signe de vitalité économique, mais... là encore... la rue ne doit pas être une annexe de chaque logement !

Le code général d'urbanisme stipule que, lors de la transformation d'un immeuble par changement de destination (anciens garages, transformation de greniers de dépendances, etc.), à chaque nouvelle cuisine créée doit correspondre un parking et demi ou un garage, faute de quoi le permis de construire est assujetti au paiement d'une taxe à la ville de l'ordre de 50 000F par cuisine créée en plus. Cette taxe est prévue pour compenser l'impossibilité par le promoteur de réaliser lui-même des parkings privés ou garages dans son programme de rénovation, et doit donc servir à payer la construction de places dans le même quartier à titre compensatoire.
Or, si des centaines de studios (parfois simples placards) ont étés créés dans le quartier Bourgogne ces dernières décenies - par certains marchands de biens inciviques que nous ne nommerons pas ici mais que tout le monde connaît, uniquement préoccupés de rentabilité immédiate -, on n'a toujours pas vu l'apparition d'aucun parking compensatoire à l'est de la Cathédrale.

Tout au contraire, les nouveaux locataires de ces marchands de biens indélicats sont par nécessité des gens de passage, étudiants ou immigrés temporaires, qui se fichent complètement de l'équilibre structurel autant que culturel du quartier, garant n'importe où des véhicules d'autant plus nombreux que leurs immeubles ont été divisés. Accessoirement, ils ont un mal fou à intégrer une quelconque convivialité dans leur comportement avec leur voisinage puisqu'ils ne sont là que passagèrement.

AVB pose donc la question à la nouvelle municipalité (puisque l'ancienne ne voulait pas y répondre...) :
Où sont passées les taxes en question qui ont dû être perçues (ou auraient dû l'être) à propos de tous les immeubles de ces "champions de la rénovation" dont certains sont même constitués en "syndicat de propriétaires" ? En une quinzaine d'années, un seul d'entre eux a accumulé quelques 400 appartements ou davantage sur le quartier, dont au moins 300 créés à partir de divisions. Ca devrait faire une manne de 50 000F x 300 = 15 000 000F pour construire des parkings de proximité pour les riverains du haut de la rue de Bourgogne !

Au lieu de ça, en 1997 on a vu bleuir la chaussée et jaunir les trottoirs dans le haut de la rue de Bourgogne, sans aucun préavis ni concertation. Certains riverains, citoyens humoristes, pour marquer cette humeur avaient pris l'initiative de repeindre en blanc les marques ainsi déposées par les services municipaux. Il leur en a coûté personnellement le coût de la réfection des bandes bleues, plus les frais du procès.

C'était une décision d'autant plus inadaptée et irréfléchie que le problème de stationnement dans cette partie de la rue de Bourgogne n'est pas un problème diurne en période de vacances scolaires. Il n'existe qu'en période scolaire et est dû essentiellement à la présence des écoles dans le quartier, écoles qui se sont agrandies ces dernières années au détriment du stationnement. Hors ces périodes scolaires, on trouve de la place dans la journée. Le soir c'est beaucoup plus difficile mais le soir, la Zone bleue ne résolvait rien ! Elle était donc parfaitement idiote et n'apportait qu'un stress suplémentaire ! Sur les trois commerçants qui l'avaient demandée (et qui ne résidaient pas dans le quartier après la fermeture de leur boutique) deux avaient déjà fermé un an après et étaient partis ailleurs. Mais la zone bleue était restée, elle !
Merci à la nouvelle équipe municipale d'avoir compris son peu d'intérêt et avalisé sa suppression...

Mais le problème ne s'arrête pas là pour autant car depuis Septembre 2003 et la suppression du stationnement sur les quais, d'autres bandes bleues passent (des bandes armées celles-là, surtout de carnets à souches) qui déposent des papillons sur les pare-brises ! C'est joli les papillons multicolores... mais les verts, ça pollue l'atmosphère quand il en pleut !...
Il faut pourtant bien mettre sa voiture quelque part ! Tout le monde ne dispose pas d'un chauffeur ou d'un garage...

PROPOSITION A LA MUNICIPALITE : TOUT REPRENDRE A LA BASE ET SUPPRIMER TOUTES LES ZONES A STATIONNEMENT REGLEMENTE !

A-t-on jamais calculé l'impact économique que représente pour les entrepreneurs et employés d'une ville entière le souci permanent d'avoir à l'esprit de changer sa voiture de place dans le simple but de ne pas ramasser une prune ?...
Que de temps perdu et d'énergies gâchées !

Coût économique d'une politique irréaliste :
Un rapide calcul montre que si seulement 3000 personnes quittent leur travail 5mn, 3 fois par jour, 250jours/an, pour aller remettre leur disque à l'heure ou glisser une pièce dans un parcmètre (sans parler de changer la voiture de place, ce qui peut prendre plus longtemps) ça représente à la fin de l'année une perte sèche de production de 187 500 heures, soit 26 700 jours de travail perdus, correspondant à la capacité de production annuelle de plus de 100 personnes ! (qu'on peut chiffrer à raison de 800 000F/personne/an à 85 Millions de F de perte pour la ville !... sans compter le stress engendré et la perte de concentration pour les travailleurs intellectuels).
A quoi il faut ajouter l'argent des contredanses qui ne va pas dans le circuit productif de la consommation directe mais alimente la gent charmante mais peu agréable des contractuelles qui apprécieraient sans doute de faire autre chose de plus gratifiant pour leur public...

Certainement, jamais personne n'a fait ce calcul !...
Et nous ne parlons pas des touristes, anxieux de la contravention possible et découragés de toute visite à nos vieux monuments ! ou de la vente cassée par le client de la boutique du centre-ville qui arrête le vendeur dans son élan sous le prétexte facile mais toujours plausible qu'il lui faut aller recharger le parcmètre...

Il y a pourtant des solutions !
Oui, il en existe ! Elles sont politiquement audacieuses et il faut oser les imaginer...
Tout d'abord, pour le tram : deux possibilités s'offrent à nous.
- Soit se sentir obligé de continuer bon gré mal gré ce qui a été commencé par d'autres et doubler la mise en construisant la seconde tranche Est-Ouest, tout en sachant déjà qu'il s'agit d'une erreur... Il faudra alors assurer le remplissage par un changement de comportement des orléanais et les obliger à prendre les transports en commun quoi qu'il en coûte électoralement.
- Soit tout reconsidérer depuis le début, faire une croix sur l'investissement, et changer de style. Il ne faut pas se tromper cette fois, mais c'est une option pour l'avenir...

Dans les deux cas, l'objectif est à la fois de rendre la circulation plus fluide et le stationnement plus facile en limitant l'accès des véhicules particuliers dans le centre-ville. C'est possible, à la double condition suivante :
1) Rendre aux résidents à l'intérieur des boulevards les parkings qui leur ont été grignotés depuis vingt ans, de telle sorte qu'ils n'encombrent plus de leurs véhicules la chaussée elle-même. Il faut pour cela non pas contruire d'énormes parkings centraux, mais au contraire une multitude de petits parkings de voisinage répartis dans la ville, près de chaque îlot.
2) Leur donner une bonne raison de NE PAS prendre leur voiture en offrant l'alternative de transports équivalents QUALITATIVEMENT ET ECONOMIQUEMENT. Le problème du transport individuel s'analyse en effet sous deux angles bien distincts : la commodité, et le coût.
- La commodité concernant le transport d'objets familiaux encombrants, de courses, de personnes impotentes, d'enfants en bas âge, etc., et la nécessité de les déposer DEVANT SA PORTE, ce qu'aucun transport en commun ne peut offrir.
- Si l'on a résolu la question de l'encombrement, le coût est l'autre enjeu important.
Prenons une famille de trois à cinq personnes par exemple, ce qui est le cas le plus fréquent. Si l'on multiplie le ticket de transport par autant, on gagne à prendre sa voiture familiale, non seulement en termes de liberté de déplacement, d'horaires, de promiscuité, mais aussi de coût... Il est donc impératif d'en tirer les conséquences si l'on veut inciter les gens à laisser leur propre véhicule au garage (ou au parking de voisinage).

Plusieurs solutions sont envisageables :
- La plus efficace serait de mettre à disposition de l'agglomération orléanaise des TRANSPORTS EN COMMUN ENTIEREMENT GRATUITS. (ça existe déjà à Châteauroux par exemple)
Cependant, si cette solution répond au souci du coût, elle ne répond pas à celui de la commodité.
- Il faut donc également mettre des TAXIS GRATUITS (ou à très faible coût), en imaginant un système de compensation avec les professionnels déjà existants, et en en favorisant l'accroissement du nombre des licences.

On répondrait ainsi aux deux soucis majeurs qui président à l'utilisation des véhicules particuliers en ville. Mais surtout, du même coup, on résoudrait la question cruciale de la fluidité de circulation et du stationnement en centre-ville, comme celle du stationnement aux parkings des gares SNCF et de l'accès au tramway pour les usagers qui n'habitent pas sur sa ligne...

J.M.

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