| Appel à contributions pour les T.L. de 2007 |
| Les Travaux de Littérature ont confié à la responsabilité scientifique de Lise SABOURIN, directeur du Groupe d’Étude des Milieux littéraires et artistiques (Centre Jean Mourot de Nancy II), le thème du volume XX (septembre 2007) :
Le Statut littéraire de l’écrivain dénomination, condition, représentation
Dans le prolongement du volume XIX, L’Écrivain et ses institutions, on infléchira cette fois la recherche vers la perception, dans le milieu des lettres et, plus largement, dans les mentalités, de la condition de l’écrivain et du poids que la société peut exercer sur ses choix génériques d’écriture. On s’efforcera d’étudier cette problématique sous les regards croisés des créateurs et de leurs œuvres, des critiques émises à leur sujet, de leur réception par le lectorat et de leur fortune littéraire. On se limitera à la littérature française, mais une répartition diachronique des articles, du Moyen Âge au XXe siècle, permettra une perception historique évolutive du statut littéraire de l’écrivain. Les sous-titres envisagés indiquent trois pistes de recherche qu’on pourra conjuguer ou explorer séparément : 1) définition et dénomination de l’écrivain : réflexion lexicologique et sémantique sur la désignation du « métier » d’écriture littéraire (écrivains, auteurs, penseurs, hommes de lettres, gens de lettres, artistes…), avec éventuel rejet de statut professionnel (utilisation d’ « hommes de paille » et de « nègres », emploi de l’anonymat ou de pseudonymes…) ou recours à une catégorisation générique (conteurs, poètes, romanciers, nouvellistes, dramaturges, essayistes, mémorialistes, épistoliers, journalistes…) 2) condition et situation de l’écrivain : traces biographiques, sociologiques ou inscrites dans les œuvres de la pratique d’un genre par l’écrivain, selon sa reconnaissance sociale (existence de « prince des poètes », gloire ou mépris des romanciers, précarité ou notoriété des dramaturges, ambiguïté entre journalisme et écriture fictionnelle…) ou par choix personnel (rapport générique à des écrivains modèles ou repoussoirs, réécriture ou translation intertextuelle). 3) image et représentation de l’écrivain : appréciation de l’écrivain dans sa réception par le lectorat et la critique au fil de la fortune littéraire, selon le privilège accordé à un genre dans son oeuvre (perception évolutive de ses facettes majeures, périodisation de ses productions) ou par catégorisation et hiérarchie des créateurs (au sein de genres ou de mouvements, par enfer, purgatoire ou reconnaissance à titre de « classiques » d’un genre). Envoyer toute proposition de collaboration, en faisant apparaître un intitulé et précisant le contenu en 10 à 15 lignes, avant le 15 juillet 2005, au siège de l’ADIREL ou au
Professeur Lise SABOURIN
107 rue de Sèvres F 75006
|
|
|
| Copyright © 1997, 1998, 1999, 2000, 2001, 2002, 2003, 2004, 2005 ADIREL |
|
17 rue du Pavillon |