" Le Songe d'une Nuit d'été " De William Shakespeare.

Traduction, Adaptation et Mise en scène : Fabrice Eberhard

Costumes : Nadine Bretelle
Lumières : Bruno Dirckx et Tonio de Carvalho
Son : Muriel Gandois, Valentin de Carbonnières, Sylvain Nova
Décors : Marie Loisel, Yannick Petitjean
Chants : Alexandre Faure
Chorégraphies : Nathalie Hervé

L'histoire:

A Athènes, l'émotion est à son comble…..
Le Duc Thésée, revenu de guerre, prépare les festivités de son mariage avec la reine des Amazones. Pour cette occasion unique, certains artisans s'improvisent acteurs et d'autres metteurs en scène…
Au même moment, quatre jeunes amoureux s'entredéchirent semant
dans l'air athénien un parfum de souffrance et de jalousie.
La nuit tombée, ils décident de fuir dans les bois où vivent elfes
et fées gouvernés par Titania et Obéron.
La forêt devient alors le théâtre de rencontres surprenantes, de répétitions désopilantes, d'envoûtements surnaturels, de terribles disputes et d'absurdes quiproquos orchestrés par l'infernal tandem Obéron-Puck.

 


 


Le propos de mise en scène:
" Le Songe d'une nuit d'été " réunit les éléments essentiels et complémentaires, au niveau du jeu et de la dramaturgie, pour de jeunes acteurs en fin de cycle pédagogique à l'école de théâtre Les Enfants Terribles et se lançant dans la vie professionnelle.
En effet avec " Le Songe ", on voit évoluer d'une part des personnages qui développent une grande intensité dramatique et émotionnelle, digne des plus grands rôles tragiques de Shakespeare, et d'autre part des situations comiques et burlesques d'une réelle efficacité.

Cette réunion des genres est tout à fait bénéfique pour le travail des comédiens qui doivent fournir un grand investissement pour tenter d'atteindre l'infinie variété du génie de Shakespeare.

F.E.

Le "Songe d'une nuit d'été" a été créé en Juin 2005 au théâtre des Enfants Terribles.

 

 

La Presse:

La critique d'Armelle Héliot du "Figaro":

L'article des "Cahiers élisabéthains" (09 Juin 05):

Le Songe d’une nuit d’été, traduction, adaptation et mise en scène de Fabrice Eberhard, le X au Théâtre Les Enfants Terribles, Paris (XXe).
Pour couronner leur dernière année à l’école de théâtre Les Enfants Terribles, dix-sept jeunes acteurs ont choisi de jouer Le Songe, où ils voient “une grande intensité dramatique digne des plus grands rôles tragiques se mêler à des situations comiques et burlesques d’une grande efficacité”.

Le texte réduit mais fidèle de Fabrice Eberhard s’appuie sur une mise en scène bien aidée par les décors de Marie Loisel et Yannick Petitjean, les costumes vaporeux de Nadine Bretelle, les lumières de Bruno Ducreux et Tonio de Carlo, créant une ambiance de nuit et d’aube traversée de brumes, le son de Muriel Gandois, Sylvain Nova et Valentin de Carbonnières, les chants d’Alexandre Faure et les chorégraphies de Nathalie Hervé.
Sur la petite scène cernée de rideaux noirs entrent par le fond Fabrice Donatien, Thésée en costume actuel blanc, Marie Sobel, Hippolyta en pantalon noir, chemise blanche à noeud papillon noir, assez froids entre eux, Alexandre Faure, Philostrate vêtu en valet, Eric Troade, Égée en costume gris, la blonde Caroline Marini, Hermia en robe blanche, Yannick Petitjean, grand Démétrius en noir, et Sylvain Nova, Lysandre en blanc, qui se défient malgré Égée rageur; Hermia restée seule est rejointe par Helena, la brune Federica Martucci en robe claire. Autour d’Eric Troade, Lecoin qui distribue les rôles, Thomas Roche, Bottom, Benjamin Mayet, qui sera Thisbé, Alexandre Faure, Rabot, et Jean-Christophe Legendre, le menuisier qui sera le lion, portent des costumes d’artisans modestes; le tisserand Bottom arbore une chemise à petits dessins et un grand chapeau style Far West.
Dans l’ombre, les fées, Virginie Arioli, Elise Hobbé, Christelle Jacquaz, en légères robes de tulle rose ou plus sombre, apportent quatre éléments représentant des arbres variés suffisamment hauts pour que l’on puisse se cacher derrière, avant l’arrivée de Puck, Julie Maître en chemisier et pantalon de soie bleu clair, les cheveux blonds à demi cachés, qui donne à fond dans les pitreries au milieu des chants des fées avant l’entrée de Linda Dorfers, très digne Titania en jolie robe, et de David Arveiller, Obéron en costume un peu exotique. Caché côté jardin derrière un des arbres, Obéron voit entrer Démétrius poursuivi par Hélène et envoie Puck chercher sa fleur magique. Avant le retour de Titania, les fées ont installé un hamac sur lequel elle s’endort tandis que les fées chantent une berceuse. Hermia se couche sur un léger tapis déroulé peu avant par les fées et amène Lysandre à se coucher sur l’autre, où Puck versera sur ses paupières le suc magique qui le mènera à faire une cour pressante à Helena quand elle le réveille.
Après le départ des amoureux, Titania reste endormie dans le hamac. Lors de la répétition Bottom sorti se place derrière un arbre côté cour, où Puck vient lui mettre une coiffe à oreilles d’âne. Après le départ des autres artisans effarés, Bottom réveille Titania, fait la connaissance des fées et rejoint dans le hamac la reine qui l’enlace.
La rencontre des quatre jeunes gens donne lieu à des affrontements allant jusqu’au corps à corps entre Lysandre et Démétrius qui retiennent Helena et Hermia par derrière par la taille quand elles commencent à se disputer, avant que Puck égare les jeunes gens partis se battre et que les quatre amoureux viennent tour à tour s’endormir autour de l’arbre. Titania cajole encore Bottom qui s’endort sous elle dans le hamac, mais quand Obéron l’éveille, elle est horrifiée d’avoir dormi avec un âne. Après la danse d’Obéron et Titania, on voit Thésée et Hippolyta réveiller les deux couples réconciliés et les artisans voient revenir Bottom, sans sa tête d’âne.
Revenant en costumes de servantes, trois fées installent côté jardin quatre chaises pour les jeunes gens, derrière celles sur lesquelles prendront place Thésée et Hippolyta pour assister à la tragédie. Le mur est réduit à deux simples cartons où le mot “mur” est inscrit sur celui de devant tandis que le rétameur qui les a sur les épaules dessine le trou en joignant ses deux mains; la Lune est suggérée par la lanterne d’ailleurs éteinte et le petit chien en peluche tenu en laisse; le lion est montré par une chemisette rouge, Flûte-Thisbé a une perruque blonde et une longue robe bleue avec une écharpe qui tombe quand le lion la saisit entre de petits rugissements; Bottom-Pyrame porte une petite veste rouge et pointe un poignard sur sa poitrine avant de le faire glisser sous son bras, gesticule, vient près de Thésée et s’effondre avant que Thisbé, le voyant mort, prenne le fourreau du poignard pour faire semblant de s’en poignarder. Après les dernières danses, Puck revient tout seul demander l’indulgence aux spectateurs. Comme on peut le voir, ces jeunes comédiens sont très fidèles à Shakespeare et font preuve de grandes
qualités qui font espérer pour eux de belles carrières de comédiens comme peut le faire supposer l’accueil enthousiaste du public.
Guy BOQUET.

Le Quotidien du Médecin du : 08/06/2005

Un charme délicieux

LE THEATRE n'a pas besoin de moyens dispendieux lorsque le talent est là. Fabrice Eberhard signe une mise en scène déliée et heureuse, inventive et vive en dirigeant des jeunes prometteurs.
Un plateau nu, quelques éléments de décor, des arbres découpés, un hamac, des costumes colorés, des lumières, de la musique, du son, pas grand chose et pourtant l'on passe un moment merveilleux, au théâtre Les
Enfants Terribles, en découvrant le spectacle mis en scène par Fabrice Eberhard, excellent comédien qui se lance dans la « régie » avec beaucoup de sensibilité.
Les interprètes, ici, sont jeunes. Ils sont dans leur troisième année d'enseignement dans ce petit lieu du 20e arrondissement qui résiste aux promoteurs et se love au creux d'un minuscule espace de verdure. Ce théâtre pauvre en moyens est riche en imagination.
Fabrice Eberhard a traduit et adapté la belle comédie féerique de Shakespeare et l'on en retrouve avec plaisir les personnages. Les jeunes, d'ailleurs, échangent leurs rôles d'un soir à l'autre, car, pour eux, il s'agit d'un spectacle de fin d'études, un exercice grâce auquel ils vont mesurer leurs savoirs. Nous nous garderons donc bien de citer l'un ou l'autre. On devine des talents plus sûrs, des personnalités plus fortes, mais ce qui compte, ici, c'est la troupe et ce joli spectacle fraternel, enjoué, très joli dans ses images simples et son mouvement vif. Il suffit de presque rien pour croire aux enchantements de la forêt, aux sortilèges de cette nuit d'été si chaude, aux égarements des sens et des pensées. Il suffit du talent de Fabrice Eberhard, de son imagination et de sa conviction. Et lorsque les artisans donnent leur spectacle, on est aux anges. Le théâtre est là. Pur et puissant. Et Shakespeare n'y est pas pour rien !


> A. H.

 

Distribution (en alternance):

 

Démétrius: Eric Frade / Yannick PetitJean

Bobine: Yannick PetitJean / TomA Roche

Thésée: David Arveiller / Fabrice Donnadieu

Thisbé: Sylvain Nova / Benjamin Mayet

Lecoin / Egée: TomA Roche / Eric Frade

Titania: Christelle Jacquaz / Linda Dorfers

Hermia: Marie Loisel / Caroline Marini

Héléna: Virginie Arioli / Federica Martucci

Puck: Elise Hobbé / Julie Maître

Hyppolita: Linda Dorfers / Marie Loisel

Lysandre: Benjamin Mayet / Sylvain Nova

Obéron / L'Affamé: Fabrice Donnadieu / David Arveiller

Rabot / Philostrate/ Flaireux: Alexandre Faure et Jean-Christophe Legendre

Fées et autres elfes: Tout le monde suivant disponibilité