Mare Nostrum Corsica
- Les nouveautés 2012 -
Le Piana a succédé en toute fin d'année dernière au Kalliste de La Méridionale sur Marseille-Bastia et constitue la plus grande innovation de la saison 2012

Le Piana, dans la nouvelle livrée de La Mérdionale à ondulations de couleur
bleue évoquant le mouvement des vagues, aura finalement été livré par les chantiers Croates Brodosplit
avec près de 9 mois de retard par rapport au calendrier annoncé (mise en service initialement projetée pour
mars 2011).
Les lignes de Corse elles aussi rattrapées par la crise, mais jusqu'ici moins durement touchées
que d'autres routes maritimes en Méditerranée
En dépit d'un contexte économique mondial difficile et alors que bien des armateurs en Méditerranée ou au-delà en Europe étaient victimes d'une chute de leurs trafics, les lignes maritimes de Corse tiraient jusque récemment remarquablement leur épingle du jeu. En effet, après une légère inflexion lors de l'automne et de l'hiver 2008-2009, les trafics passagers de l'île étaient nettement repartis à la hausse au printemps et surtout à l'été 2009. Cette croissance s'était ensuite poursuivie, certes à un rythme ralenti, jusqu'au début de l'été 2010, le mois de juillet 2010 constituant un point culminant historique pour le trafic passagers maritime sur 12 mois cumulés avec plus de 4,66 millions de voyageurs sur les lignes de Corse. Par la suite, même si les records de fréquentation ont été battus pendant la saison 2010 - d'après l'Observatoire régional des transports de la Corse (ORTC) qui a comptabilisé 3,70 millions de passagers de début mai à fin septembre, soit +2,0% par rapport à la même période de 2009 - le mois d'août 2010 a commencé à marquer une inflexion. Il semble en particulier que les effets de la crise économique se soient fait plus durement ressentir par les ménages depuis lors, ce qui, associé aux multiples mouvements de grève ayant affecté la SNCM, a conduit à une saison touristique corse moins bonne qu'anticipée.
Dans ce contexte de flambée des cours du pétrole et de crise économique devenue plus aiguë, l'année 2011 a marqué le pas, comme en attestent les dernières données publiées par l'ORTC : pendant la saison 2011 (mai à septembre), si le trafic entre la Corse et la Sardaigne est resté quasiment stable (187 800 passagers, -0,2%), celui entre la Corse et le continent français a marqué le pas pour la première fois depuis 2004 (2 347 200 passagers, soit -1,2%) et, surtout, le trafic entre la Corse et l'Italie continentale a fortement chuté (954 400 passagers, -14,9%) et se situe désormais à un niveau inférieur à celui de 1992 ! Cela traduit notamment la très forte réduction du nombre de navires en service pendant la saison estivale 2011, qui a été amputée d'au moins quatre unités1 : il s'agit d'une baisse considérable et d'une ampleur sans précédent dans l'histoire de la desserte maritime de l'île. Toutefois, cette baisse - qui atteint environ 240 000 passagers sur la Corse sur 12 mois flottants - apparaît contenue au regard de celle observée sur les lignes sardes. Sur les trois principaux ports de l'île voisine (Olbia, Porto Torres et Golfo Aranci), les trafics passagers ont chuté de 1,33 million au cours de l'année 2011, soit une baisse de 23,2% relève l'Autorità Portuale del Nord Sardegna. Sur le seul port d'Olbia, la baisse se monte à 1,14 million de passagers (-30%) sur la même période, diminution qui représente à elle seule plus que le trafic annuel de la SNCM sur la Corse ! Les lignes maritimes entre la France et les pays du Maghreb auraient également souffert (la SNCM ayant revu à la baisse sa programmation sur l'Algérie et la Tunisie pendant l'été 2011 par rapport au planning de traversées initialement annoncé) de même que les lignes grecques, en contraction depuis plusieurs années déjà.

Pour en revenir à la Corse, les menaces pesant sur la pérennité du dispositif d'aide sociale - qui conduisait jusqu'à présent à fortement dynamiser le marché en faisant baisser significativement les prix sur les lignes maritimes de Corse (voir une présentation détaillée de ce dispositif en réponse aux idées fausses n°5 et n°6) - font augurer le pire pour l'économie touristique de l'île et les compagnies qui en dépendent le plus, Corsica Ferries en tête, qui a lancé une pétition pour défendre ce système. Théoriquement prévu pour perdurer jusque fin 2013, l'Assemblée de Corse a finalement discuté de la pertinence de ce système dès la fin novembre 2010 mais, devant les divergences entre élus, n'a toujours pas présenté ses propositions pour la future desserte de l'île. Il était question en novembre 2010 de décider de relancer un nouvel appel d'offres pour le service public, la SNCM ayant publiquement fait part de son souhait de ne pas continuer à assurer la desserte de la Corse dans les conditions actuelles. D'après la presse insulaire, cette nouvelle délégation de service public aurait pu, si l'Assemblée de Corse en avait décidé ainsi, prendre effet avant le terme théorique de l'actuelle DSP (le calendrier initial prévoit un maintien des conditions actuelles de desserte jusqu'en décembre 2013 inclus). Récemment, on aurait pu penser qu'elle se serait donné plus de temps et, qu'au vu des développements intervenus cette année (retrait de la Moby Lines de l'axe Bastia-Toulon, intervenu au 25 février 2011, incidences du conflit social ayant totalement paralysé les navires de la SNCM pendant 47 jours à compter de fin janvier 2011), le calendrier initial aurait finalement été respecté. Toutefois, l'annulation de l'appel d'offres Marseille-Corse de 2007 intervenu le 7 novembre 2011 par la Cour administrative d'appel de Marseille sonne comme un coup de tonnerre car "il est enjoint à la Collectivité territoriale de Corse de procéder à la résiliation amiable du contrat à compter du 1er septembre 2012, ou de saisir le juge du contrat dans les six mois", indique l'arrêt de la cour d'appel, annulant le jugement rendu en première instance en 2008 ainsi que la délibération de l'Assemblée de Corse attribuant la DSP au groupement SNCM-CMN. Dans l'attente du lancement d'un nouvel appel d'offres à l'horizon 2014 par l'Assemblée de Corse, de la définition du contenu et de la durée de la période transitoire précédant la nouvelle convention et compte tenu du contexte général décrit plus haut, les compagnies sont incitées à une grande prudence pour leur programmation 2012. Seules la SNCM et la Corsica Ferries proposent un nombre substantiellement plus élevé de traversées, la SNCM en proposant elle aussi des traversées entre Toulon et la Corse depuis le 11 février 2012, la Corsica Ferries en renforçant la desserte de la ligne Savona-Bastia, aussi bien en basse saison qu'en été.
La Corsica Ferries
se renforce pour la saison 2012 entre l'Italie et la Corse par
redéploiement d'un navire jusqu'ici affecté aux lignes
Sardes

Pour 2012, la compagnie
aux bateaux jaunes maintient le cap. Malgré les forts remous qui agitent actuellement le secteur maritime européen, la Corsica Ferries densifie sa desserte Italie-Corse, avec davantage de départs de Savona et de Livorno vers Bastia.
Pour 2011, la Corsica Ferries avait revu sa programmation dans le sens d'une plus grande prudence (avec deux navires de moins en périodes de pointe), ce qui ne l'a pas empêchée de se maintenir à la place de premier opérateur sur la Corse, malgré une légère érosion de son trafic passagers consécutive à la réduction de l'offre (la compagnie devrait vraisemblablement clore l'exercice avec plus de 2,6 millions de passagers transportés sur ses lignes corses, l'activité fret demeurant par ailleurs orientée à la hausse). En vue de la saison 2012, la compagnie aux bateaux jaunes reconduit une programmation très proche de celle de la saison dernière entre le continent français et la Corse, avec toujours sa stratégie "à quatre Megas" (les Mega Smeralda, Mega Express, Mega Express Four et Mega Express Five) inaugurée en 2009 dont le succès commercial ne se dément pas. Celle-ci lui permet d'assurer tous les soirs en saison à la fois un départ de Bastia et un autre d'Ajaccio pour le continent (vers Toulon le plus souvent, parfois aussi vers Nice) ainsi que, symétriquement et en sens inverse, deux départs du continent vers la Corse.
À noter aussi le renforcement acté pour 2012 de la desserte des lignes Savona-Corse, qui ont bien résisté l'été dernier malgré un contexte difficile. Cela passe par le maintien d'un lien permanent entre Savona et Bastia quatre fois par semaine au plus creux de la saison0, assuré par les ferries Sardinia Regina et Sardinia Vera. Cela se traduit aussi par la réouverture d'un lien hebdomadaire en saison entre Savona et Calvi (ligne qui n'avait pas été desservie en 2011) par ripage d'une rotation de Nice sur Savona du Sardinia Regina qui prendra cet été la relève du Sardinia Vera (dès lors sans affectation, mais qui pourrait être réaffecté aux lignes sardes si celles-ci montraient des signes de reprise) sur les lignes de Nice, pour plus de confort. En été, le navire partira de Calvi pour Savona les jeudis soirs à 20h30 (arrivée 6h); le retour s'effectuant les vendredis matins à 7h30 (arrivée à Calvi à 14h).
Surtout, au plus fort de la saison, la Corsica Ferries a finalement opté pour un renforcement notable de ses lignes Italie-Corse en redéployant le Mega Express Two, jusqu'ici affecté en été aux liaisons avec la Sardaigne, qui souffrent beaucoup de la crise ; à noter que ce redéploiement intervient au moment où la Moby Lines réduit quant à elle notablement ses capacités sur ses lignes Corses (voir plus bas). Si ce cinquième Mega de la compagnie aux bateaux jaunes affecté aux lignes Corses vient, sur ces lignes, en substitution du Sardinia Regina, il n'en reprend pas les horaires0. En effet, outre l'augmentation de capacité directe induite par le remplacement du Sardinia Regina par le Mega Express Two (ce dernier navire pouvant embarquer environ 200 voitures de plus), la Corsica Ferries table sur une intensification du nombre de rotations grâce à la plus grande vitesse du navire (jusqu'à 29 noeuds en vitesse de pointe, contre 19). Ainsi, de jour, la traversée Savona-Bastia s'effectuera en 4h30 à 5h seulement (au lieu de 6h15) et il y aura jusqu'à trois départs quotidiens sur cet axe (dont généralement une traversée de nuit en 6h05 ; à noter que les horaires sont variables mais conçus de manière à offrir la plus grande capacité aux heures les plus demandées dans le sens de pointe : on note ainsi par exemple de nombreuses traversées Savona-Bastia à 12h30 - arrivées 17h - jusqu'à la mi-août et Bastia-Savona à 12h30 à partir de la mi-août). Cette reconfiguration des horaires ne se limite pas aux lignes de Savona puisque la Corsica Ferries profite de l'arrivée du Mega Express Two pour renforcer également sa ligne Livorno-Bastia, assurée par le Corsica Victoria et par le Corsica Marina Seconda, désormais jusqu'à quatre fois par jour (au lieu de trois fois auparavant). À noter enfin que, cette année, leurs horaires ont été réajustés de manière à améliorer la ponctualité des navires.

L'ex-compagnie publique SNCM, désormais détenue aux deux tiers par Veolia suite au retrait du fonds d'investissement Butler Capital Partners, a mis en ligne dès la mi-octobre ses traversées de service public au départ de Marseille et de Nice, qui ne seront pas impactées par les décisions prochaines de l'Assemblée de Corse quant à la future desserte de service public de l'île. Si la programmation des cargos mixtes de la compagnie semble quasi-inchangée, les Napoléon Bonaparte et Danielle Casanova assureraient quant à eux en périodes de pointe des rotations à peu près aussi nombreuses qu'en 2011, année qui avait vu un renforcement de cette desserte au détriment de celle de Nice (décision qui avait provoqué un mouvement social paralysant la SNCM pour une durée de 47 jours de fin janvier à mars 2011 mais qui a, in fine, permis d'obtenir de remarquables résultats sur Marseille-Corse en termes de passagers transportés : +35,9%, toutes compagnies confondues, de mai à septembre 2011 selon l'ORTC). Rappelons qu'à l'inverse, ces deux ferries avaient été un peu moins présents sur les lignes de Corse durant l'été 2010 : 108 traversées, principalement parmi les moins fréquentées en milieu de semaine, avaient alors été supprimées des obligations de service public pendant 11 semaines de pointe par la précédente Assemblée de Corse, concomitamment à la réduction de l'aide sociale sur Toulon et Nice-Corse (voir la page spéciale dressant un premier bilan de ces ajustements de la DSP).
Le rebond des lignes Marseille-Corse de l'été 2011 est également à rapprocher du ripage partiel opéré par la SNCM l'été dernier entre ses lignes corses et d'Afrique du Nord : la compagnie avait en effet décidé de reprogrammer les week-ends de pointe en saison l'Ile de Beauté et le Méditerranée sur Marseille-Ile Rousse et Marseille-Porto Vecchio en lieu et place de liaisons initialement prévues sur le Maghreb, en proie à une certaine désaffection touristique. Pour 2012, si les traversées Marseille-Porto Vecchio du Méditerranée sont confirmées en sus de celles du Jean Nicoli, celle de l'Ile de Beauté n'a pas été reconduite. La direction de la SNCM a démenti des rumeurs de vente de ce navire dans l'immédiat. Celui-ci effectue pour la première fois son hivernage en Tunisie et ne devrait guère plus effectuer de traversées sur les lignes du Maghreb pendant la saison 2012. En effet, l'arrivée d'un nouveau concurrent (LD Lines) pour le transport des passagers et du fret - dont la presse spécialisée rapporte qu'il bénéficierait de coûts de revient inférieurs, quoique naviguant également pour cette occasion sous pavillon Français - a été annoncée puis retardée au printemps 2012 sur l'axe Marseille-Tunis. Le navire envisagé pour cette desserte serait le Norman Voyager, construit en 2008 par les chantiers italiens Visentini (d'une capacité de 800 passagers et 2255 mètres linéaires de fret) et qui a récemment été replacé par LD Lines sur la ligne Le Havre-Portsmouth après un passage éclair sur l'autoroute de la mer entre Montoir-de-Bretagne et Gijon, en Espagne.
Dans le même temps, la SNCM, dont l'équipe dirigeante a récemment été remaniée par Veolia, concurrence la Corsica Ferries sur les lignes Toulon-Corse depuis le 11 février 2012 : dans un premier temps, un seul navire (le car-ferry Corse puis l'Ile de Beauté) est affecté à cette desserte, avec, en saison, jusqu'à une rotation par semaine sur Toulon-Ajaccio et trois sur Toulon-Bastia. En réalité, la mise en service du Corse sur les lignes Toulon-Corse en dehors du cadre de la délégation de service public a provoqué un nouveau conflit social à la SNCM, marqué notamment par le blocage du navire à Marseille qui devait initialement débuter la nouvelle liaison le 27 janvier. Le Tribunal de grande instance de Marseille a décidé mardi 31 janvier de faire procéder au déblocage du navire le "Corse" par huissiers assistés de la force publique, une décision notifiée mercredi 1er février par la direction de la SNCM au personnel présent sur le bateau et finalement intervenue le 16 février. À noter que ce choix est rejeté par la CGT de la compagnie qui dénonce l'ouverture d'une ligne annoncée comme "structurellement déficitaire" à hauteur de 8 millions d'euros par an, rapporte la presse ; un nouveau préavis de grève a d'ailleurs été déposé pour le 24 février, date du conseil d'administration de la compagnie. La tension au sein de la compagnie est aussi à rapprocher de la convocation récente par la direction de la SNCM d'un comité d'entreprise extraordinaire portant sur la "dénonciation des accords et usages" des personnels navigants en vue de plus de souplesse. L'objectif est de parvenir, à terme, à un aller-retour par jour entre Toulon et la Corse, ce qui suppose que la compagnie puisse se doter de navires modernes plus rapides en vue de la saison 2013, capables de faire un aller-retour entre Toulon et la Corse en traversée de jour, à l'image des Mega Express de la Corsica Ferries dont la SNCM reprendrait ainsi non seulement la principale destination, mais aussi le modèle économique ! Rappelons que la SNCM était épisodiquement présente sur le port de Toulon jusque dans le courant des années 2000, seulement l'été, mais que la compagnie ne semblait pas alors considérer le port Varois comme une destination à part entière mais plutôt comme un supplétif du port de Marseille. Ainsi, au début des années 2000, la SNCM regroupait l'essentiel de ses traversées sur Toulon-Corse les dimanches soirs afin de permettre aux navires ayant navigué sur Marseille le week-end de rettraper plus facilement leurs éventuels retards, ce qui ne permettait pas d'assurer pas une desserte très équilibrée sur la semaine (laquelle se concentrait par ailleurs surtout sur le port de Propriano). C'est l'arrivée de la Corsica Ferries fin 2000 qui a permis aux lignes Toulon-Corse de connaître une expansion sans précédent, grâce aux traversées nombreuses et rapides qu'elle a développé, cette fois hiver comme été, avec ses nouveaux Mega Express. Pour en revenir à la SNCM, sauf à prévoir l'entrée en flotte d'un ou plusieurs navires supplémentaires à très brève échéance, une telle programmation de l'Ile de Beauté pose inévitablement la question de la poursuite du désengagement de la compagnie aux bateaux blancs des lignes du Maghreb amorcé en 2011 (le dernier navire dévolu à cette desserte, le Méditerranée étant, quant à lui, déjà programmé sur Marseille-Corse chaque week-end d'été en 2012, ce qui laisse peu de marge pour desservir l'Afrique du Nord).
Sur Nice, en revanche, la SNCM jouerait elle aussi la carte de la continuité par rapport à 2011. En saison, la desserte est assurée à titre principal par le ferry Corse, qui opère, selon les jours, sur les lignes à destination d'Ile Rousse, Bastia ou Ajaccio. En sus de ces rotations, la programmation des lignes de Balagne est complétée comme par le passé par le navire mixte Monte d'Oro à raison de deux rotations hedbomadaires entre Nice et l'Ile Rousse le week-end (en sus de sa desserte en semaine de la ligne Marseille-Ile Rousse). Rappelons que depuis l'an passé, il n'est plus question de desservir la Corse en NGV au départ de Nice (pour mémoire, voir la page spéciale sur la fin de la navigation à grande vitesse entre la Corse et le continent français).

1 La SNCM a retiré son NGV Liamone II des lignes Nice-Corse, la Corsica Ferries en a fait de même avec le Corsica Serena Seconda dont elle s'est séparé et n'a pas reconduit durant la saison 2011 les traversées Bastia-Piombino qu'elle avait opéré les deux étés précédents avec le NGV Corsica Express Seconda. Par ailleurs, la Moby Lines a retiré le Moby Corse des lignes de Corse, fermant par là-même sa ligne Toulon-Bastia et amputant la liaison Livorno-Bastia de nombreuses traversées. On arrive donc à un décompte de quatre navires en moins "à plein temps". Pour être tout à fait complets, signalons que, suite à sa fusion avec Grandi Navi Veloci (GNV) et à la réorganisation de sa flotte qui s'en est suivie, la SNAV qui opérait jusque là surtout dans le golfe de Napoli et entre Civitavecchia et Olbia, en Sardaigne, a également fermé sa liaison hebdomadaire entre Civitavecchia et Porto Vecchio, qu'elle avait ouvert durant la saison 2010 à l'aide du navire SNAV Toscana.