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DAMIEN MAGNAVAL

Damien Magnaval

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Tous les ans vers la mi-octobre, les gens du pays honorent la mémoire de Damien.

Extraits du discours lu  par le maire de l'époque Gilbert Brette
le 16 octobre1988.                                                                                                               
Ce jour là il y avait 50 ans que Damien Magnaval mourrait en terre espagnole.
 
Né le 17 novembre 1904 à Gourdon-Murat dans une famille très estimée.
Il avait 16 ans et demi en 1921 lorsque son père le confia à un compatriote gourdonnais qui l’emmena au Maroc travailler dans une grande exploitation agricole pendant 2 ans.
En 1923 il se joint à une équipe qui va travailler dans une carrière de pierres à Boutigny (Seine et Oise)
En 1924 retour en Corrèze pour le service militaire. Il est affecté au 126ème R.I. à Brive et parce qu’il est l’aîné d’une nombreuse famille, il ne fait qu’un an.
Il repart dans la région parisienne, devient maçon puis chauffeur de taxi.
En 1936 ,il est responsable syndical chez les chauffeurs de taxis. C’est un homme de tête, généreux, lucide,oubliant souvent de penser à lui.
En 1938 ,des volontaires ( 40 000) se lèvent en Espagne et dans 53 nations dont 8.000 Français.
3.000 de ces volontaires reposent aujourd’hui en terre espagnole dont Damien Magnaval.
C’est le 25 juillet 1938 qu’il paya de sa vie l’engagement d’honneur qu’il avait donné à la République Espagnole.
Il fallait ce jour là, traverser l’Ebre dans la région de Mora Del Ebro, afin de casser la tenaille que les rebelles de Franco tentaient sur Madrid
avec les terribles Maures «  les tirailleurs d’I.F.N.I. »
Ce fut la 14ème brigade (la Marseillaise) qui fut chargée du choc tout au Sud et son bataillon « Commune de Paris »qui se vit confier d’établir la tête de pont pour fixer l’ennemi tandis que le gros de l’armée passerait plus au Nord.
Elle a passé presque l’arme à la bretelle et sans grande perte, mais le choc sur le bataillon où Damien Magnaval était commissaire de compagnie fut d’une violence inouïe ;cependant il avait traversé le fleuve et tenu 36 heures l’autre rive..et Madrid ne fut jamais pris !

Dernière lettre de Damien d'Espagne

A gauche tenant un fusil Damien  front de l'Ebre juin 1938

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