"Resurgences"
         
 
Installation sonore pour l’exposition du plasticien Y.Veillon
         
 
Sous-sols musée Dupuy Mestreau Saintes (Charente) du 3-17/11/1996
         
 
   
 
Résurgences constitue une exposition visuelle et sonore rassemblant des travaux de deux artistes, Yannick Veillon pour la partie visuelle et Didier Léglise pour la partie sonore.
L’installation était disposée dans les deux salles d’expositions du sous-sol du musée Dupuy Mestreau, le musée de Saintes présentant des collections d’art régional et décoratif des XIXème et XXème siècles, abritées au sein de l’ancien siège de la Préfecture de la « Charente-Inférieure », un bâtiment du XVIIIème siècle.
L’installation propose une ambiance différente dans les deux salles, l’une sombre, l’autre lumineuse. Ces salles aux épais murs de pierre étaient situées l’une à côté de l’autre, séparées par un court tunnel.
L’idée directrice sonore pour la salle sombre est les eaux souterraines et cachées avec leur part de mystère.
Pour la salle lumineuse, il s’agit de la transformation d’un élément dissimulé, l’eau, et son apparition au grand jour (l’émergence à la lumière ou la résurgence).
La problématique sonore porte sur le contraste des deux salles : des sons étouffés, sombres, plutôt dans des fréquences basses dans la première salle, en opposition avec des sonorités claires et des notes aiguës de la seconde salle.
 
   
   
   
   
   
   
       
       
         
photo : YV
 
       
"Resurgences" - 1996
 
        2 Cds audio  
        Exemplaire unique.  
        salle 1 : "la salle sombre". Durée : 22 min 16 s  
         
          salle 1 : "la salle sombre". Durée : 22 min 16 s  
     
Didier Léglise a créé les compositions suite à la présentation que lui a faite Yannick Veillon de son installation (sur croquis et photos), donc en même temps que le plasticien réalisait ses sculptures. Ses compositions utilisent des sons naturels et concrets composés, enregistrés et mixés dans son studio personnel. Des sons en rapport avec l’univers aquatique. Mais également la réverbération naturelle, courte, propre à la pierre des salles, générée par une hauteur sous plafond de 2,50 m et une surface 24m2 pour chaque salle.
   
           
           
         
         
         
           
      L’installation sonore se composait de deux cds sur lesquels était gravée une composition sonore. Chacune équivalant à une salle. Les compositions étaient diffusées en boucle durant toute la durée de l’exposition.
La diffusion était assurée dans chaque salle par un lecteur cd couplé à un amplificateur et deux haut parleurs (système sonore d’une puissance de 100 watts pour chaque pièce). Le système de diffusion sonore était dissimulé au public, en partie par les sculptures.