SAINTE - ANNE

" Un nègre ne voulant dire son nom ni celui de son maître... a été conduit par la gendarmerie de Sainte Anne comme marron le 20 du mois " Gazette officielle de la Guadeloupe. 3 juin 1829

Mais l'histoire douloureuse et mouvementée de la commune paraît bien éloignée aujourd'hui. Une cité tournée vers le tourisme À une vingtaine de kilomètres à l'Est de Pointe a Pitre, Sainte Anne qui doit son nom à la reine Anne d'Autriche, étire mollement ses plages de sable fin, face à Marie Galante, à l'abri de la barrière de corail. Sainte Anne possède en effet deux des plus belles plages de la Guadeloupe. La plage municipale qui longe le bourg est populaire, l'ambiance familiale ; les marchands ambulants, les joueurs de foot, les enfants en liberté à l'ombre des raisiniers, la musique "à fond les baffles" donnent, le week-end surtout, un tableau particulièrement vivant et sympathique. La plage du Club Méditerranée est un peu plus à l'écart du bourg ; derrière la cocoteraie qu'on nomme coquinement "la Cul", bordée de palmiers royaux. Elle est une carte postale superlative. Les lieux sont d'une beauté exceptionnelle et l'on comprend que de nombreux films publicitaires y soient réalisés. L'église est intéressante notamment. son clocher. Elle est l'œuvre d'Ali Tut qui fut chargé d'un lourd programme de reconstruction après le cyclone de 1928. On lui doit plus d'une tentai ne de bâtiments dans l'archipel. LE matériau utilisé était le plus souvent le béton armé. Sainte Anne est aussi la patrie d'un des peintres officiels du 1er Empire Guillaume LETHIERE. II y naquit en 1760

A VOIR ·

  • L'église

A DECOUVRIR

  • Les grands fonds
  • Le Théâtre de Pierres
  • Centre artisanal "La Case à soie"

A FAIRE

  • Plages de sable blond Bois Jalon, Anse à la Barque, Petit havre, La Caravelle
  • Sports nautiques
  • Canoe-Kayak
  • Randonnées
  • équestres
  • Shopping
  • Restaurants

LES GRANDS-FONDS

"Il faut avoir vu la misère des blancs des Grands Fonds... Ils manquent de tout" Abbé Dugoujon Décrite en 1840 par cet ecclésiastique, cette région au nord de Sainte Anne (on y monte par la départementale 105) a tout de même évolué depuis, mais elle n'en garde pas moins l'attrait de l'histoire mi légendaire des blancs Matignon avec le surcroît fantasmagorique qu'ajoute le relief très accidenté (des mornes de quelques quarante mètres succèdent à des vallées encaissées et au-dessous du niveau de la mer). La végétation très envahissante et des centaines de petits chemins menant on ne sait où, ajoutent au mystère... La petite communauté dite "blancs Matignon" (ils seraient quelques centaines) descendrait de la lignée aristocratique des Matignon. Elle choisit ces lieux secrets pour se mettre à l'abri des excès de la révolution. On leur prête des liens avec les Grimaldi du célèbre Rocher. Ils vécurent longtemps en autarcie. Aujourd'hui, la région fournit Pointe à Pitre en cultures maraîchères.

  • KOUYONNAD : imbécillité
  • LAN MES: la messe
  • LAN MO: la mort
  • LAVALAS : grosse averse
  • MACH: fout-le camp
  • MAIT FANM : femme à poigne
  • MANMEL : gros seins
  • MASSEU : ma sœur, religieuse
  • MON PÈ : mon père, le curé
  • NEG MAWON : esclave en fuite
  • NEGWOPOLITIN : Antillais né en (rance métropolitaine)
  • NEGZAGONO : Antillais vivant en métropole
  • ON TI MOUN : un enfant
  • ON MOUN : une personne

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