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L’épiphanie
à Gaza
Je ferai ce soir un
poème sans art
Sans les mots assonants comptés sur les doigts
Qui troublent l’âme et font pleurer Que ce soit
Une épreuve au plomb L’antique Gaza
Éventrée Qu’il soit la ruche de goudron
Où les morts crient devant des foules noires
Les femmes dans leur sang et les enfançons
Avec les combattants Mille gazaouis
Pour un seul juif Qu’il soit les nombres impassibles
Et la loi du talion Notre aventure hélas
Est écrite sur le vent Ce peuple sévère
Qui vingt siècles durant enfermé lapidé
A médité un dieu aveugle et punissant
À peine est-il revenu dans son lieu
Que d’un mur puissant il repousse le monde
Et de l’antique Gaza des Maccabée
Fait un ghetto où il jette le feu
À l’aveugle…
Gérard Cartier, 12 janvier
2009
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