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Daniel Diaz (1963) and Jammin'Leo |
| "Le quart d'heure ésotérique" |
Daniel Diaz sait mieux que personne expliquer combien la "spécialisation dans un style de musique" n'est pas vivable en Argentine.
Et l'éclectisme de droit qui en découle, dans son cas, lui a fait assimiler les rythmes du Rio de la Plata (un héritage commun avec le voisin uruguayen) et, dans un quasi-exil, les techniques du jazz nord-américain : c'est donc en cosmopolite que Daniel Diaz traverse l'horizon parisien ...
... et, ce qui semble déjà moins logique pour l'esprit français, en poly-instrumentiste. Mais c'est avant tout avec une capacité fort peu courante que ce musicien, acceptant une composition préalable, saura lui intégrer l'une des séquences "ésotériques" dont il a le secret : ainsi l'improvisation selon Daniel Diaz (lyrique sur sa fretless) c'est une sorte de middle-part que l'interprète apporte avec lui, qui transforme une structure binaire (A A) en ternaire (A B A), et qui pourra faire acte pour d'autres musiciens, ou se résorber avec son départ, c'est selon.
C'est avec le double talent de bassiste et d'arrangeur que Diaz a participé à Jammin'Leo, sans oublier que l'arrangeur des années 2000 est aussi un as de la console, manip et montage ... |
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