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PRESSE

Un jeune maître du piano

« Âgé de 21 ans, venant de Paris et ayant été formé par des professeurs célèbres et reconnus, Ingmar Lazar commença par une suite en sol de Jean-Philippe Rameau issue du Troisième livre des pièces pour clavecin (1726); de la musique finement ciselée et enrichie de nombreux ornements. Du travail pour les doigts, ainsi que pour une tête clairvoyante. Ce fut un véritable plaisir que d'entendre Ingmar Lazar, jouant sur le piano moderne à la place du clavecin avec tout autant de précision et de justesse, tout en étant vif et animé, avec une parfaite compréhension du style baroque tardif français et sans tomber dans la sécheresse. Une première impression parfaitement réussie.

Après Rameau suivit Ravel. Claude Debussy tout comme Maurice Ravel se sont souvent référés à Rameau et à leurs prédécesseurs du XVIII siècle. La suite du programme est donc dans ce sens parfaitement logique. Nous entendîmes d'abord "Une barque sur l'océan", suivie par l'"Alborada del gracioso", pièces issues des "Miroirs" (écrites entre 1904 et 1906). Les deux morceaux furent orchestrés par Ravel, et il y a une attente involontaire que d'entendre toute la richesse des couleurs de l'orchestre sur le piano. Dans la "barque sur l'océan", c'est la sonorité du piano qui domina initialement. Mais cela serait également légitime que d'interpréter la version originale pour piano d'une manière pianistique. Nous commençâmes à entendre aussi avec les yeux au cours de son exécution: les grandes vagues, l'écume, le bruit du vent, l'acoustique et le visuel se réunissent et se mélangent. De nombreuses couleurs nuancées sortirent de l'instrument. L'"Alborada del gracioso" commença de manière stricte et ferme, idéale pour cette imitation d'une guitare espagnole. La partie centrale est plus libre et comme une improvisation, mais demeura d'une surprenante clarté et précision tout en trouvant l'atmosphère adéquate, avec les débordements, les glissandi frémissants, les notes répétées et avec des couleurs orchestrales. Le jeu d'Ingmar Lazar est fascinant par sa diversité et sa richesse, démontrant une parfaite technique et doté d'une logique orchestrale.

À la fin de la première partie française du récital nous découvrîmes pour la première fois à Bienne, peut-être même en Suisse, les "Cinq préludes" composés en 1997 par Éric Tanguy (né en 1968). Il s'agit de nouveau de pièces pianistiques extrêmement exigeantes, la première très virtuose, les autres plus lyriques et la dernière presque violente, avec des octaves tonitruantes fortississimo. Ces œuvres ont immédiatement séduit le public, et Ingmar Lazar les interpréta d'une manière idéale.

Les auditeurs furent comblés après l'entracte avec la 4ème ballade en fa mineur op. 52 et les deux nocturnes op. 48 de Frédéric Chopin. Je dis "comblés", car l'interprétation du jeune pianiste fut un grand moment d'émotion. Ingmar Lazar raconta dans la ballade une histoire imaginaire avec une parfaite compréhension du déroulement dramatique, en créant de magnifiques sonorités et en faisant le piano chanter. Le nocturne en do mineur fut à lui seul un événement, bouleversant, et le morceau suivant en fa dièse mineur fut une délicate réponse au dramatique morceau précédent.

Le programme se termina avec la 5ème sonate en fa dièse majeur d'Alexandre Scriabine, qui confirma essentiellement ce que nous entendîmes jusqu'alors: un sens infaillible de la structure de l'œuvre, une approche courageuse et sans compromis du message artistique grâce à une technique transcendante, atteignant ainsi une grande liberté de création. Les auditeurs venus par pure curiosité afin de découvrir un jeune talent quittèrent le concert après un bis de Liadov avec le sentiment d'avoir rencontré un jeune maître du piano, et d'avoir vécu une nouvelle expérience heureuse et retentissante.
14 novembre 2014, Daniel Andres, swissclassic.org
 
Les Profondeurs du romantisme
Ingmar Lazar impressionna avec son voyage pianistique

« "Je vous appelle à la vie, ô forces mystérieuses!": cet épigraphe de Scriabine, qui accompagne sa 5ème Sonate avec laquelle Ingmar Lazar culmina son récital, aurait pu servir de leitmotiv pour tout son programme.
Une interprétation immaculée et toute en rondeur, sans aucune aspérité, c'est ce que le public a pu entendre dans le jeu du jeune pianiste français. Dans ces œuvres classiques et romantiques se cache de véritables précipices, et Lazar leur donna l'expressivité nécessaire grâce à sa technique infaillible et sans compromis.
L'atmosphère dans la sonate tardive en la majeur de Schubert, qui remplit la première partie du récital, fut remarquable. Le pianiste sut enchaîner grâce à une grande logique les passages audacieux avec les charmantes scènes de danse qui reviennent de manière récurrente. Même dans la folle culmination déchirante issue du paisible et berceur rythme dansant de l'Andantino, véritable voyage hallucinogène de l'ère romantique, le jeu d'Ingmar Lazar demeura clair et rigoureux.
Son exécution de la 5ème sonate de Beethoven dans la tonalité tragique de do mineur était également clairement architecturée, avec un judicieux équilibre entre les thèmes menaçants et leurs adversaires lyriques. Un magnifique calme cantabile se déploya dans l'Adagio, et Lazar nous démontra dans le finale Prestissimo ses remarquables capacités techniques.
Tout autre fut son interprétation du nocturne no. 16 en mi bémol majeur de Chopin, qui montre la facette du compositeur dans l'une de ses méditations les plus mystiques. Cette "musique pour la nuit" fut pleine d'intimité chaleureuse, et Lazar garda également dans les complexes irrégularités rythmiques une métrique claire et une rigueur formelle.
La 5ème sonate de Scriabine en fa dièse majeur qui suivit, portant également le titre de poème, est un véritable exploit pianistique avec ses surprenantes éruptions, et comporte des indications telles que "Con Stravaganza" et "Estatico". L'audace avec laquelle Lazar se rua sur les touches fut remarquable; de l'ivresse et de l'extase, interrompus par de brefs passages mélancoliques. Le pianiste remercia les applaudissements du public avec trois bis. »
18 juin 2014, Ulrich Thiele, Braunschweiger Zeitung
 
«Ingmar Lazar a présenté un récital hors du commun avec un programme de Chopin et Szymanowski mercredi 12 décembre 2012 à 20h. Bien qu'encore étudiant à la Hochschule d'Hanovre et malgré son jeune âge, Ingmar est déjà un pianiste aguerri qui a une vision de la musique qui dépasse la surface de l'oeuvre et les habitudes qui passent pour tradition. »
13 décembre 2012, Conservatoire Frédéric Chopin, Peter VIzard
 
« Refusant délibérément un jeu démonstratif, Ingmar Lazar a privilégié une virtuosité sans esbroufe, une fusion totale dans l'orchestre et une sensibilité exprimée avec la plus grande intériorité. »
10 juillet 2012, Jacques Weil, L'Alsace
 
« Le Concerto pour piano n 9 de Mozart, dit Jeunehomme, est une œuvre assez vaste qui témoigne de l'étonnante maturité du jeune compositeur. Nous avons été séduits par la plénitude presque heureuse et l'éloquence du premier mouvement. La fusion, plus que le dialogue, entre le soliste et la formation russe est la qualité première de cette interprétation qui va son chemin sans forcer le texte. Tragique, l'andantino en do mineur, oui mais sans l'insistance, le poids excessif que certains lui mettent. Le Finale est bondissant comme il se doit, toujours léger d'allure, de pâte sombre, et c'est bien ainsi, avec ce classicisme simple, si difficile à soutenir. À peu près partout, l'intuition du soliste émerveille. »
10 juillet 2012, Pierre Chevreau, Dernières Nouvelles d'Alsace
 
« Alexandre Brussilovsky et Ingmar Lazar ont joué avec un ravissement partagé. Ces deux musiciens n'ont pas eu de mal à séduire leur public avec un talent incontestable. »
25 mai 2012, Le Berry Républicain
 
« Dans l'interprétation de la 5ème sonate de Scriabine par Ingmar Lazar, âgé de seulement 18 ans, les extrêmes contradictions semblèrent se répondre de manière significative. »
27 février 2012, Roland Dymke, Der Westen
 
« Le jeune Lazar possède nombre de qualités rares, surtout à son âge : tout d'abord une sonorité pianistique ample, d'une grande qualité, une vélocité impeccable, l'ainsi dit « touché perlé », une agilité digitale subtilement nuancée et un phrasé cantabile que le compositeur d'opéras qu'était Mozart a transposé au piano. »
16-17 décembre 2010, Ruth Guttman Ben Zvi, Viaţa noastră
 
« Après son Liszt pétillant de l'année dernière, il revint jouer à Vorpommern mercredi soir. Cette fois il a préparé un programme Chopin pour l'anniversaire du compositeur.

Jeune d'apparence, costume noir, chemise blanche, sans nœud papillon, avec une attitude calme, il monta sur scène avec un visage sérieux, salua le public, sourit poliment, s'assit à l'instrument et devint immédiatement introspectif. Il commença avec la Fantaisie op. 49 comme s'il improvisait, tranquillement, comme en cherchant.

Son jeu entra graduellement en fureur, ouvrant la dynamique dans le Forte qui se construisit sur un son robuste et porta son jeu vers une virtuosité presque trépidante, qui pouvait se baser sur une précision extrêmement brillante. Après cela, deux nocturnes et la polonaise en fa dièse mineur suivirent, cette dernière jouée avec grande ardeur pour un effet dramatique. Occasionnellement le jeune pianiste permit aux mains de ne pas être parfaitement ensemble, créant, même dans les passages rapides, l'impression d'inspiration spontanée, sans l'allusion de reproduction parfaite.

La soirée continua avec la finesse technique de deux études de l'opus 25. Les cascades avec la main droite furent effervescentes en la mineur, au dessus du simple motif de la main gauche que tout connaisseur de Chopin à dans l'oreille. Et les doubles octaves en si mineur vinrent comme des éruptions fulgurantes qui secouèrent tout le corps de l'interprète.

Mais les doigts de Lazar conviennent également au style sensible de Chopin. Il chante parfois doucement avec la voix supérieure, faisant ressortir des voix intermédiaires, changeant la direction des courants harmoniques d'une manière surprenante, et se permet de prendre le temps pour placer délicatement des accords.

Dans la sonate en si bémol mineur, le pianiste développe la plus grande part de son expressivité avec les thèmes dramatiques, qui met son énorme virtuosité à l'épreuve et peut le conduire au bord de l'extase. »
25 juin 2010, Michael Baumgartl, Nordkurier
 
« Lazar a réussi à surprendre le public par sa maturité qui va bien au-delà de ses 17 ans. Et il n'a pas choisi la facilité en jouant après la Fantaisie op. 49 la Polonaise op. 44 puis les deux Nocturnes op. 48, terminant la première partie de son récital avec le troisième Scherzo. Son contrôle fut remarquable, et les passages hautement virtuoses prirent forme sous ses doigts.

Si il ne l'avait pas déjà fait, il conquit après l'entracte les cœurs du reste du public. Les mazurkas op. 59 amenèrent une atmosphère de sérénité avant la 2ème sonate, avec laquelle notre invité atteignit son tour de force. Les quatre mouvements hétérogènes – à proprement parler enchaînés l'un après l'autre – étaient liés par Lazar avec véhémence stylisée pour former un tout passionnant. Le thème orageux du début du « Doppio movimento » dans le premier mouvement était joué également avec clarté et avec une sérénité intérieure. Lazar nous donna une prestation merveilleusement contrôlée, ce qui est indispensable pour le deuxième mouvement (Scherzo) avec ses écarts d'accords et sauts d'octaves. La très connue « Marche funèbre », le troisième mouvement, avait de la sérénité et de l'atmosphère, tandis que le Presto qui suivit immédiatement après glissa dans un tempo transcendant, et fut presque irréel. Des applaudissements enthousiastes suivirent et furent récompensés par un bis. »
19 juin 2010, Manfred Züghart, Weser Kurier
 
« Frédéric Chopin aurait sûrement été heureux d'être dans la Spiegelsaal 200 ans après sa naissance pour être témoin d'un talent musical exceptionnel jouant ses œuvres avec virtuosité.

Lazar comprend brillamment comment interpréter Chopin. Sa concentration, son intuition et son écoute des différentes nuances furent très impressionnantes. Son concert fut un plaisir du début jusqu'à la fin. Ses études et mazurkas furent aussi brillantes que sa valse. Il fut ovationné par le public. »
24 mars 2010, Schaumburger Wochenblatt
 
« Son interprétation de Chopin impressionna tellement qu'il fut ovationné par le public. Il a abordé dans son récital les différentes périodes créatrices de la vie de Chopin dans toutes leurs diversités. Il a résisté à la tentation d'éblouir par pure virtuosité. Au lieu de cela, il impressionna par la plasticité détaillée de la conception, et réussit brillamment à trouver l'atmosphère adéquate pour chaque pièce.

Ingmar Lazar et Chopin, cela signifie plus qu'une impressionnante combinaison. Il a maîtrisé les œuvres dans lesquelles une large palette d'émotions était capable de découler, telles que la Fantaisie op. 49 ou les trois mazurkas op. 59 qui suivirent.

Ce fut surprenant d'oublier si rapidement pendant la valse op. 42 et la polonaise op. 44 tout ce que l'on pense à propos des interprètes de Chopin et de s'émerveiller au charme qui se répandait de son jeu. Dans le très captivant 3ème Scherzo op. 39 avec lequel il termina son récital, Ingmar Lazar dévoila également l'extrême précision de sa virtuosité, ainsi qu'une sensibilité pertinente. Un mouvement d'une sonate, qui fut joué en bis après les applaudissements enthousiastes, fut un fort moment supplémentaire.»
9 mars 2010, Schaumburger Zeitung
 
« Lors de l'extraordinaire concert de la Salle "Mihail Jora", Ingmar Lazar a interprété le Concerto no. 1 en mi mineur pour piano et orchestre de Chopin. Je ne me trompe pas en affirmant qu'un nouveau Dinu Lipatti est né, avec une technique semblant couler des eaux de source et une sensibilité qui me rappelle les grands interprètes néoromantiques, avec en tête Georges Enesco. »
5 mars 2010, Doru Popovici, Romănia Mare
 
« On n'oubliera pas la prestation d'Ingmar Lazar. Une maîtrise de l'instrument parfaite et un tempérament d'artiste indéniable. »
23 novembre 2009, Olivier Brunel, Le Quotidien du Médecin
 
« Ingmar Anthony Lazar maîtrisa brillamment la Sonate « Waldstein » de Beethoven. Les passages rapides ainsi que les trilles polyphoniques ne semblèrent d'aucune difficulté pour le jeune de 14 ans, de même que la Polonaise op. 44 de Chopin, impressionnante par son tempérament et son expressivité.»
24 septembre 2007, Aller-Zeitung
 
« Ce fut un de ces petits chocs qui ne laissent pas vraiment indemne: les deux mains d'enfant couraient sur le piano, ses dix doigts dansaient comme des Lilliput de gauche à droite du clavier. Une maîtrise souveraine indiquait qu'on avait affaire à un jeune prodige devant lequel il convenait de faire silence. »
13 janvier 2006, Pierre-Yves le Priol, La Croix
 
« À dix ans Ingmar Anthony Lazar donna une Ronde des lutins de Liszt légère, pétillante, vive, vraiment réussie. »
Mai 2004, Sylvia Avrand-Margot, La Lettre du Musicien