WHAT DA FAQ ???

Du bon usage sur Usenet et ailleurs...

(enfin... du moins, ce que j'en pense)

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  •    Q : Doit-on-t'y répondre à un message en haut ou bien en bas ?
       R : On doit bien sûr répondre en HAUT du message que l'on quote, pour d'évidentes raisons de confort d'utilisation (quasiment tout le monde utilise outelouque de nos jours, et ce logiciel ouvre les messages en affichant le début, ce qui est du reste assez logique). En revanche, pour plus de clarté, on répondra en bas d'un paragraphe que l'on cite, si on a la manie bien excusable de répondre à un post en petits morceaux. Notez qu’une certaine secte de nigauds rétrogrades à l'esprit étroit prêche qu'il faut toujours répondre en bas des messages. Sont-ils niais, tout de même ? Bon, bien sûr, la tolérance doit régner sur le net, mais les répondeurs en bas, il faudrait tous les pendre avec leurs boyaux, moi j'dis.

       Q : Comment que on fait pour protéger son adresse e-mail des spammers ?
       R : Hélas, le spam est le fléau du net, et des margoulins sont prêts à toutes les bassesses pour récupérer des stocks d'adresses e-mail qu'ils revendront à de vils mercantis pressés de vous abreuver de "enlarge your manhood", de "hi, need V I A G R A", de "University of Barbuda&Antigua diplomas" et autres "amateur lesbian cumshot". Afin de récupérer lesdites adresses, les margoulins suscités usent de robots, c'est à dire des programmes informatiques qui scannent le web et les forums en quête des précieux bloblo@bubu.com, dont les propriétaires se retrouveront en quelques jours submergés de propositions commerciales sans intérêt. D'où l'utilité de déguiser son adresse (celle qui est passée dans les paramètres de votre client news). Il est indispensable que les méthodes de déguisement soient diverses et variées, afin que les malveillants ne puissent reconfigurer leurs robots en conséquence. N'UTILISEZ PAS les méthodes standards (du genre "mettre un .invalid à la fin) recommandées par de soi-disant experts, qui sont de faux informaticiens et de véritables ignorants, et qu’il faut les liquider en tant que classe, pour reprendre le mot d'ordre du génial président Mao Zedong.

       Q : Quelle est votre position sur la question trolle ?
       R : Ah, les braves bêtes que ces trolls ! Dès que j’en croise un, bien sûr, je le nourris avec constance. Ce que d’aucuns appellent troll, j’appelle cela une polémique. Imaginez usenet sans trolls, voyez ce spectacle navrant :

    (alt.fan.chanteurs.niais)
    [Bibulette] Moi, j’aime bien Florent Pagny !
    [Tetinor99] Tu as raison Bibulette, il est tellement beau, et il chante bien.
    [Pipistrelle@roulette] Mais est-ce qu’il est plus beau, ou qu’il est plus bon chanteur ?
    [Tetinor99] Intéressant débat ! Pipistrelle, tu es géniale.
    [Pipistrelle@roulette] Oh, Tétinor, tu vas me faire rougir. Mais faisons aussi un compliment à Bibulette, sinon elle va être jalouse :-)))
    [Bibulette] Y’a pas d’mal, vous êtes si adorables tous les deux.
    [Tetinor99] Qu’est-ce qu’on est gentils, tout de même...
    [Pipistrelle@roulette] Ah oui, qu’est-ce qu’on a de la chance d’être nous.

       Voyez le problème ? L’utilité d’un débat est de confronter des points de vue, et de cette confrontation naissent des idées nouvelles. Quand tout le monde est d’accord, il n’y a qu’une idée, qui ne peut pas se confronter toute seule. Résultat : le schmilblick n’avance pas d’une once, et si tout le monde s’est branlé devant son écran, on a aussi pas mal perdu son temps.

       Q : C’est quoi un point Godwin ? C’est bien d’en avoir ?
       R : Mais quelle question con ! OK, OK, c’est moi qui la pose, mais il n’empêche que c’est une question con... Anyway, effectivement, c’est excellent d’avoir des points Godwin. Rappelons que le point Godwin est attribué au premier intervenant d’une discussion qui oppose à son adversaire un argument catégorique stigmatisant son attitude inspirée du national-socialisme. Exemple :

    (fr.rec.vannerie.osier)
    [Floreal] ... Il est bien sûr recommandé de faire sécher le jonc trois semaines sur sa fenêtre avant de commencer tout travail sérieux.
    [Melusine@oal.com] Tu veux dire une semaine !
    [Floreal] Ben non, trois. Sinon c’est trop humide. Ne me dis pas que tu utilises des joncs d’une semaine.
    [Melusine@oal.com] Oui, mais des joncs d’une semaine, c’est plus facile à travailler !
    [Floreal] Mais d’où tu sors ? Ranapété que c’est plus facile à travailler, tu veux que tes paniers pourrissent ?
    [Melusine@oal.com] Mais c’est quoi cette attitude intolérante ? Je sèche mes joncs comme je veux ! C’est fini le troisième Reich mon vieux, désolé de te décevoir.

       Melusine@oal.com, one point ! Pour vous aider à débuter dans le monde merveilleux du pourrissage de thread, voici quelques exemples de dialectique Godwinienne :

       Social : « T’as dû être triste quand la Gestapo a fermé, c’était pas drôle le chômage dans les années 40. »
       Kikoo : « é toi chte parle pa TK1 gro FACHO !!! »
       Historique : « L’obligation de sécher les joncs trois semaines, au lieu d’une anciennement, a été instaurée à l’occasion des jeux de Berlin en 1936, afin de débarrasser les corbeilles de fleurs des odeurs de jonc frais qui incommodaient le Führer. »
       Délateur : « Eh, je te reconnais, c’est toi le beedochon123 qui poste sur alt.fan.heinrich.himmler... »
       X-Files : « Il est peu connu, et pourtant véridique, qu’après la défaite de 45, des dignitaires nazis se sont enfuis en Amérique Latine et ont fondé un ordre secret visant à reconquérir le monde avec des armes secrètes expérimentales, et ils financent leurs recherches en vendant des paniers en osier. »
       Dadaïste : « Les fachos comme toi, on devrait les foutre dans des camps ! »

       N’oubliez pas de soigneusement collectionner les points Godwin, car à partir de cinquante, vous pouvez concourir au prestigieux Joseph Goebbles Trophy for Speech Freedom.

       Q : Maismaismais... Et la nettiquette alors ? Et les lois de la hiérarchie fr, vous en faites quoi ? Vous êtes un anarchien, un bolchéveur, un dangereux nihilogue !
       R : D’une part, révisez votre vocabulaire. D’autre part, le jour où Usenet SA me présentera un titre de propriété qu’il aurait sur toute ou partie d’Internet, ou bien le jour où les lois de la République la désigneront comme un corps législatif constitué, ou bien quand on me présentera un article du code civil m’enjoignant de répondre aux messages par le bas, on en rediscutera. En attendant, je compte bien continuer à faire comme bon me semble, dans le respect de l’intérêt général, le mépris des coutumes idiotes, et la haine des petits cheffaillons autoproclamés qui ne peuvent découvrir une vaste et libre prairie sans courir compulsivement acheter du barbelé. Qu’ils sachent, les chevaliers de la bêtise, les paladins de la médiocrité, que je les conchie avec la rectitude de l’honnête homme pris de désordres gastriques. Et je profiterai de l’occasion qui m’est offerte pour stigmatiser l’attitude lamentable de cette jeunesse moderne qui réussit le tour de force considérable d’être encore plus sotte que la génération précédente (dont je fais partie), ce qui n’est pas un mince exploit. Allez-y, bande de larves, suivez bien les règles, ne vous écartez pas du chemin, faites bien ce qu’on vous dit, où on vous dit et quand on vous dit. Les gens qui ont autorité sur vous agissent nécessairement pour votre bien, n’est-ce pas ? Eh bien non, brebis serviles. Apprenez qu’il existe deux variétés de bergers, ceux qui s’intéressent à la laine et ceux qui s’intéressent à la viande. Il n’en est pas qui s’intéressent au mouton. Si vous ne défendez pas la liberté d’expression, ou du moins les quelques lambeaux qu’il nous en reste encore, nul ne le fera à votre place. Or aujourd’hui, sous prétexte de « respect », de « responsabilité », non seulement vous la laissez péricliter, cette liberté fondatrice de toutes les autres, mais en plus, vous forgez vous-mêmes les chaînes qui demain l’entraveront un peu plus. C'est comme ça que périssent les démocratie, c'est comme ça qu'Hitler a pris le pouvoir (et zou, un Godwin)! Puissent vos enfants, le moment venu, vous cracher à la gueule comme je le fais moi-même.