TAEKWNDO




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L'art martial - Le sport de combat - La caligraphie - L'histoire ancienne - L'histoire récente
Les principales motivations - Petit lexique - Les points vitaux (keupsoh) - Les blocages
Les coups de pieds (tchagui) - Les casses (kyokpa) - Les poom se - Le dojang - Le dobok





Le Taekwondo est un art martial coréen de combat à mains nues, qui utilise les poings, les pieds et d'autres parties du corps comme autant d'armes naturelles. C'est une discipline extrêmement riche qui propose deux approches complémentaires : l'art martial et le sport de combat. Si on veut le comparer à d'autres arts martiaux, le Taekwondo a un certain nombre de points communs avec le Karaté japonais, le Kung-Fu chinois ou le Viet-Vo-Dao vietnamien. Le Taekwondo se distingue par certaines spécificités, en particulier l'existence de nombreuses techniques de pieds, et notamment de coups de pieds sautés et d'enchaînements de coups de pieds. Les poings et les pieds sont des armes naturelles du corps. Le Taekwondo permet de les utiliser pour se défendre et riposter à une attaque à mains nues. Le dernier idéogramme souligne l'importance du côté philosophique de l'art martial qui élève le Taekwondo au delà d'un simple assemblage de techniques de combat ou de self-défense.



L'art martial

Héritier de la tradition martiale coréenne, le Taekwondo est un art martial total. Outre la nécessaire maîtrise technique, l'art martial du Taekwondo requiert une discipline mentale pour pouvoir progresser dans la voie et l'esprit du Taekwondo. Ce cheminement est une recherche personnelle qui se construit jour après jour, toute la vie.


Le sport de combat

En tant que discipline sportive, le Taekwondo est un sport très complet et très exigeant. Dans ce cadre, il est devenu une discipline olympique à part entière. Pour l'entrainement comme pour la compétition, la pratique du Taekwondo requiert une grande tonicité, de l'endurance, de l'agilité, de la souplesse, de l'équilibre et de la précision.


La caligraphie

Tae : coup de pied
Kwon : coup de poing
Do : la voie, l'esprit, la méthode


L'histoire ancienne

Le Taekwondo actuel est le résultat de la synthèse d'un art de combat coréen millénaire qui aboutit à la forme moderne que nous connaissons. C'est un art martial aux sources très anciennes. Sa version moderne telle que nous la pratiquons bénéficie d'un héritage riche en enseignements. Le Taekwondo est né en Corée il y a plus de vingt siècles. Il ne portait pas encore son nom actuel, mais les coréens de l'époque ont développé différents arts martiaux de combat, à mains nues et avec armes. On a retrouvé des peintures murales et des fresques de la dynastie Koguryo (de 427 à 3 avant notre ère) représentant des combattants à mains nues pratiquant des techniques similaires au Taekwondo contemporain. Les dynasties de l'époque étudièrent tout particulièrement les techniques de poings et de pieds qui permettaient aux guerriers de combattre à mains nues. La première forme s'appelait Soobak puis Kwon-Bup et encore Taekkyon. Ces pratiques martiales continuèrent de se développer à travers les siècles jusqu'à l'annexion de la Corée par le Japon en 1911. Les japonais interdirent aussitôt la pratique des formes martiales traditionnelles coréennes pour les remplacer par le Karaté. Le Taekwondo faillit alors disparaître, mais certains maîtres coréens continuèrent secrètement à s'entraîner, préservant ainsi l'héritage millénaire et le savoir martial du pays, et ils incorporèrent aussi des éléments et des techniques purement japonaises. Le Taekwondo est donc un art martial de synthèse, qui a puisé dans ses racines ancestrales et qui a intégré le meilleur d'autres arts martiaux pour s'enrichir et gagner en efficacité.


L'histoire récente

Le Taekwondo dans sa forme moderne est né à la fin de la seconde guerre mondiale. A la libération de la péninsule coréenne, plusieurs maîtres ouvrirent des écoles (ou Dojang) et reprirent l'enseignement des méthodes anciennes de combat à mains nues. De longues recherches et des études techniques poussées furent entreprises, à l'initiative du général coréen Choi Hong Hi. La décision d'unifier les différentes écoles de Taekwondo est prise en 1961. Les recherches effectuées aboutissent alors à la définition du Taekwondo comme forme moderne de l'ancien Taekkyon. L'appellation TAE KWON DO (ou TAEKWONDO) date de 1955. Le Taekwondo est enseigné aux policiers, aux militaires et aux étudiants. En 1962, le Taekwondo devient officiellement sport national de la République de Corée. Le centre mondial du Taekwondo est construit à Séoul au début des années 70. Des experts coréens sont envoyés de part le monde pour développer et enseigner le Taekwondo à l'échelle internationale, avec le succès et le rayonnement qu'on lui connait aujourd'hui. La reconnaissance mondiale du Taekwondo comme art martial et sport de combat intervient en 1994 : le Taekwondo devient discipline olympique.


Les principales motivations

Le Taekwondo est une discipline complète : des motivations diverses animent les pratiquants qui développent ainsi leur propre forme de Taekwondo. Il est pratiqué par des individus de tous âges : leur forme physique, leur démarche et leur niveau de motivation sont variables. Leur présence dans un dojang a généralement pour but un ou plusieurs des objectifs suivants :
. pratique d'un art martial dans sa globalité
. self-défense et techniques de combat à mains nues
. compétition
. développement corporel de loisirs et de bien-être physique
. recherche spirituelle
. développement de la confiance en soi et de l'épanouissement spirituel

Le Maître et le Professeur ont aussi pour rôle de faire découvrir aux pratiquants les différents aspects du Taekwondo en fonction de la maturité et du degré de maîtrise atteints. Chacun construit son Taekwondo à son rythme et selon sa personnalité et ses capacités. Mais lorsqu'on croît avoir atteint le but et la maîtrise complète, de nouveaux défis apparaissent, ouvrant la voie à d'autres connaissances de l'art martial du Taekwondo.


Petit lexique

Cette liste est issue d'une annexe au réglement de la Fédération Française de Taekwondo :


LES NOMBRES
Nombres cardinaux
Nombres ordinaux
Autres
1 : Ha na
2 : Doul
3 : Sét
4 : Nét
5 : Da seut
6 : Yeu seut
7 : Il gôp
8 : Yeu deul
9 : A hop
10 : Yeul
Premier : Il
Deuxième : Hi
Troisième : Sam
Quatrième : Sa
Cinquième : O
Sixième : Youk
Septième : Tchil
Huitième : Pal
Neuvième : Kou
Dixième : Sip
10 : Yeul
20 : Soumol
30 : Soreun
40 : Mahen
50 : Chuinheun
60 : Yéseun
70 : Ilheun
80 : Yeudeun
90 : Aheun
100 : Baek


LE VOCABULAIRE
tcha lyeut : garde à vous
kyonyé : saluez
joun bi : prenez la position joum-bi
si jak : commencez
keu man : arrêtez
siô : repos
baro : revenez
dui ro do ra : demi-tour
balbakosso : changez de côté / de garde
moulô na myon so : reculez
nagamienso : en avançant
jésari : sur place
ja tchouk : sur le côté gauche
ou tchouk : sur le côté droit
youdaja : ceinture noire
youkeup ja : ceinture avant la noire
ôwen tchouk : à gauche
ôren tchouk : à droite
ann ja : assis
jaou hyang ou : 1/4 de tour pour faire face
dobok : tenue
ti : ceinture
dojang : salle d'entrainement
ho gou : plastron
kyo sa nim : assistant, instructeur
sa beum nim : Maître
poumsé : forme
khiap : cri
kibon : base
kitco : base primaire
kyeurougui : combat
dan : niveau à partir de la noire
keup : niveau avant la ceinture noire


LES ZONES DU CORPS
joumok : le poing
deung joumok :revers du poing
me joumok : marteau du poing
sonn : la main
sonnal : le tranchant de la main
sonnal deung : tranchant côté pouce
pyôn sonn keut : l'extrémité des doigts
batang sonn : la paume
a gu sonn : la palme de la main
pal : le bras
pal goup : le coude
ann pal mok : tranchatn interne du poignet
bakat pal mok : tranch. interne du poignet
ap tchouk : le bol du pied
duit tchouk : le talon
bal nal : le tranchant ext. du pied
ann bal : le tranchant int. du pied
bal deung : le dessus du pied
bal ba dak : le plat du pied
mou reup : le genou
hann bal : un pied
hann geuloon : un pas
hann geuloon bann : un pas et demi
ann pal : tranchant int. ( avant-bras )
bakat pal : tranchant ext. (avant-bras)



Les points vitaux (keupsoh)

En Taekwondo, il y a environ soixante dix points vitaux. La bonne connaissance des points vitaux permet de se débarrasser rapidement d'un ou plusieurs agresseurs. En combat sans armes, la main en lance, le Kwansou (doigt), le tranchant du pied sont les armes naturelles puissantes à utiliser. La connaissance des points vitaux, et surtout de la bonne façon de les percuter est transmise par les maîtres à leurs plus fidèles élèves. Pour accéder à cet enseignement qui ne peut être diffusé auprès des débutants pour des raisons évidentes de sécurité, il vous faudra de nombreuses années d'efforts et de progression.

Quelques keupsoh


Les blocages (maki)

. alé maki : blocage bas
. montong maki : blocage moyen
. eulgoul maki : blocage haut


Les coups de pieds (tchagui)

Ils se déclinent sous toutes les formes : directes, sautées & retournées.
. ap tchagui : coup de pied de face
. yop tchagui : coup de pied latéral
. dol lyeu tchagui : coup de pied circulaire
. twit tchagui : coup de pied retourné sans regarder (coup de pied de cheval)
. bandal tchagui : coup de pied semi circulaire
. nelyo tchaguy : coup de pieds retombant (marteau)


Les casses (kyokpa)

Au début en Corée, la casse était réservée aux ceintures noires de Taekwondo. Les maîtres sélectionnaient les meilleurs élèves pour les démonstrations publiques. En Taekwondo traditionnel la planche de pin de 30 cm de côté et de 2,7 cm d'épaisseur est le plus souvent utilisée pour les casses. Avant de pratiquer les casses il est indispensable de bien maîtriser les techniques de bases. Une casse réussie allie puissance, vitesse et précision. La plus grande difficulté de la casse est de vaincre sa propre appréhension. Un coup capable de briser une planche de 3 cm appliqué au point vital d'un adversaire peut le tuer net.


Les poom se

Il est toujours difficile de trouver un partenaire pour livrer combat. C'est pour cette raison que les poom se ont été développés et perfectionnés. Le poom se est un combat imaginaire contre un ou plusieurs adversaires. L'étude des poom se permet de progresser dans les différentes techniques. Il en existe 8 jusqu'à la ceinture noire (taegeug poom se) :

1 - taegeug il jang : (7ème keup)
2 - taegeug yi jang : (6ème keup)
3 - taegeug sam jang : (5ème keup)
4 - taegeug sa jang : (4ème keup)
5 - taegeug oh jang : (3ème keup)
6 - taegeug youk jang : (2ème keup)
7 - taegeug tchil jang : ( 1er keup)
8 - taegeug pal jang : (1er dan)

Le poom se est à présenter au passage du grade indiqué entre les parenthèses. Il y a 9 poom se supérieurs pour les pratiquants ceintures noires : koryo, keumgang, taebaek, pyongwon, sipjin, jitae, chonkwon, hansoo & ilyeo.
C'est la salle d'entraînement où l'on apprend la "voie" (Do). L'accès au dojang se fait en tenue d'entraînement (dobok), pieds nus ou en chaussures de Taekwondo. Le pratiquant en tenue doit saluer le dojang lorsqu'il y entre ou qu'il en sort.
C'est la tenue d'entraînement. Elle est blanche, souvent avec une sérigraphie dans le dos indiquant le nom de la discipline, le nom du club,... A l'arrivée du Taekwondo en France, les doboks étaient du même type que les kimonos de Karaté avec la veste croisée. Depuis 1978, la tenue de Taekwondo est composée d'un pantalon à ceinture élastique et d'une veste à col en V. Chez les débutants le col est blanc, à partir de 1er dan le col est noir. Le maître peut porter des vestes à liserés croisés pour le différencier des élèves. Le pratiquant doit s'entraîner avec un dobok propre et repassé pour le respect de tous.