Mare Nostrum Corsica 

La crise du coronavirus ravage le trafic passagers du port de Bastia, qui perd près de la moitié de ses voyageurs en 2020 (-46%), tandis que le fret résiste


Le port de commerce de Bastia a été inauguré en 1877 et fortement réaménagé par la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) de Bastia et de la Haute-Corse entre les années 1980 et 2000 ; celle-ci en a fait réaliser il y a quelques années un film promotionnel par drone grâce à la société spécialisée Dronimages.

Bastia est le principal port de Corse, tant pour le trafic des marchandises que pour les flux de passagers :


En 2020, le port de Bastia perd près de 1 million de passagers d'un coup et surnage à peine au-dessus de la barre symbolique des 1 million de voyageurs, ce qui le ramène à peu près à son niveau de 1986... 





Suite au renouveau de l'offre maritime en 2016 et 2017 (nouvelle ligne Nice-Bastia et renforcement de Genova-Bastia à la Moby Lines grâce au Moby Dada et au Moby Zazà, remplacement de la SNCM par Corsica Linea, mise en service du Pascal Lota et du Mega Andrea à la capacité accrue à la Corsica Ferries...), le port de Bastia avait connu une légère embellie de son trafic passagers en 2016 (+2,6%) et 2017 (+1,6%) selon l'ORTC. Même si celle-ci aurait pu être plus importante au vu du développement de l'offre de transport, elle avait permis de rompre avec les cinq années précédentes de clôture du bilan en négatif, après les nets replis enregistrés en 2011 (-9,8%) et 2012 (-4,7%), puis ceux plus modérés de 2013 (-0,5%), 2014 (-2,0%) et 2015 (-1,4%) ! Pourtant en 2018 (+0,0%) et surtout en 2019 (-2,6%), la situation a été plus terne selon les chiffres officiels de la CCI de Bastia. Il faut dire que les compagnies avaient fortement réduit leur nombre d'escales en 2019 (-285 au total sur l'année sur 2 294, soit -11,0% selon la CCI de Bastia), dans un contexte d'érosion du trafic maritime au profit de l'aérien, d'un calendrier défavorable des ponts de mai, et d'une anticipation des reculs de trafics observées aux mois de juin et juillet. Plus précisément, en 2019, on a ainsi assisté simultanément à la fin de la programmation des ferries classiques de Corsica Linea sur Bastia, qui venaient traditionnellement en renfort des cargos mixtes mais qui ont été repositionnés sur les lignes du Maghreb, à la fermeture de la ligne Nice-Bastia de la Moby début 2019, au retrait définitif de La Méridionale fin septembre 2019 et à une réduction sensible des escales de la Corsica Ferries, notamment sur Livorno en saison. Au final, au vu des corrections apportées dans l'offre de transport, le bilan 2019 n'apparaissait pas si mauvais, Bastia ayant plutôt mieux résisté que la moyenne des autres ports Corse (sur l'île, seuls Bonifacio et Porto Vecchio ont progressé en 2019, ce dernier port grâce au renforcement de la ligne de la Corsica Ferries opérée depuis Toulon). De 2010 à 2019, les pertes de trafic passagers du port de Bastia représentaient toutefois plus de 400 000 passagers annuelsBastia, dont le trafic portuaire avait avoisiné les 2,5 millions de voyageurs lors des années record de 2009 et 2010, concluait donc 2019 à peine au-dessus de la barre des 2,1 millions de voyageurs et retrouvait un trafic passagers voisin de celui de 2002 !

Cela n'avait pourtant rien de comparable avec la situation désastreuse qu'a connu le port en 2020, la crise du coronavirus lui ayant fait perdre d'un seul coup 962 000 voyageurs, selon l'ORTC ! Avec seulement 1 149 982 passagers sur lignes régulières en 2020, le port de Bastia enregistre ainsi en 2020 la pire évolution de son histoire de l'après-guerre, avec un recul d'environ 46%. Cela le ramène peu ou prou aux valeurs de trafic enregistrées en 1986, année au cours duquel le trafic de la première plate-forme portuaire de l'île avait signé un record avec 1 116 000 passagers. Mais à l'époque, le trafic avec les ports italiens avait - pour la première fois - surpassé celui avec la France continentale. Ce n'est plus le cas aujourd'hui, les trafics maritimes entre pays européens ayant particulièrement souffert en 2020 du fait du coup d'arrêt brutal des flux touristiques internationaux induit par la crise. Ainsi, au port de Bastia, les trafics passagers avec le continent français ont relativement mieux résisté, enregistrant tout de même un fort recul de 33,9% selon la CCI de Bastia, avec un peu plus de 699 000 passagers en 2020 (soit une perte de 358 000 voyageurs par rapport à 2019). Sur l'Italie, le recul est encore plus terrible : selon cette même source, il atteint 58,0%, ce qui représente une perte de 614 000 voyageurs en un an, soit une diminution plus importante que le trafic restant (à peine 445 000 voyageurs en 2020 sur ces lignes internationales) !

Les évolutions du trafic, tant national qu'international, n'ont pas du tout été homogènes entre 2019 et 2020 d'un mois à l'autre de l'année. Avant la crise du coronavirus, tout était bien parti, avec un trafic passagers en progression de plus de 17% sur janvier-février, qui laissait espérer une bonne saison 2020... Il n'en a rien été. Dès mars et le premier confinement
très strict - instauré le 11 de ce mois -, la limitation à à peine 100 voyageurs de la capacité des navires et les fortes restrictions de déplacement aux seuls voyages essentiels ont fait chuter les trafics de près de 60%, d'après la CCI. La situation a été encore bien pire en avril-mai, avec les pleins effets du confinement qui ont quasiment annihilé comme jamais l'avant saison : respectivement -98% et -91% au port de Bastia enregistrés en avril et en mai 2020 ! En juin, suite au déconfinement, la reprise a été très lente à se faire sentir, les compagnies ayant dû mettre en arrêt nombre de leurs navires, le port de Nice est resté totalement fermé aux ferries et les flux touristiques n'ont repris que très timidement, dans un climat d'incertitude : le trafic a dès lors continué de chuter de près de 75% par rapport à juin 2019, les rotations avec l'Italie en particulier n'ayant que très partiellement repris. Une relative accalmie a été enregistré en été, puisque les mois de juillet et d'août ont quand même permis de sauver en partie la haute saison touristique, grâce à la levée des barrières à l'entrée dans l'île et à la reprise des rotations, qui s'est effectuée par étapes à partir de juillet. Le port de Bastia n'a donc enregistré que des reculs plus limités, quoique très conséquents, de 40% en juillet et de 28% en août selon la CCI. À partir de septembre, suite à l'instauration de nouvelles mesures de restriction (tests obligatoires pour les voyageurs en provenance d'Italie dans un premier temps, puis pour tous les voyageurs et enfin reconfinement à l'automne à partir de fin octobre), les trafics de l'arrière-saison ont de nouveau chuté plus fortement, de 31% à 66% selon les mois.

En 2020, l'annulation d'un grand nombre de rotations de ferries n'a pas permis de maintenir un niveau de remplissage équivalent à celui des années précédentes du fait de la chute abyssale des flux de voyageurs. Le recul du nombre de rotations s'est pourtant accéléré à Bastia en 2020, avec une baisse brutale de 31,2%, selon la CCI. Mais la diminution du trafic passagers a été telle, que cela n'a pas suffi pour maintenir le ratio de nombre de passagers par rotation au-dessus des 400, celui-ci revenant brutalement de 460 passagers par voyage en 2019 à seulement 364 en 2020 ! Ce mouvement prolonge donc en l'accentuant un mouvement pluriannuel de baisse du nombre de passagers par rotation effectuée, qui témoigne d'une perte d'attractivité du vecteur maritime.

La tendance à la diminution du nombre de traversées enregistrée sur le port de Bastia de 2001 à 2005, due pour partie à une rationalisation des dessertes de la part des différentes compagnies et à un accroissement de la taille des navires et qui s'était inversée de 2006 à 2010 a sévèrement repris en 2011 suite au retrait de nombreux navires (NGV Liamone II, Moby Corse - sur les lignes de Toulon - et Corsica Express Seconda, pour ne parler que du port de Bastia) avant de s'infléchir temporairement par la suite, ce qui a contribué à la diminution du nombre moyen de passagers par voyage. Outre des effets de la crise de la fin des années 2000, cette diminution du nombre de voyageurs transportés par navire, particulièrement marquée en 2010 puis en 2012 et 2013 peut être rapprochée en particulier du développement de lignes concurrentes de celles de la Corsica Ferries sur l'axe Bastia-Toulon, dans un premier temps par la Moby Lines (en 2010, ligne arrêtée pour des raisons financières par la compagnie à la baleine bleue en février 2011), puis par la SNCM (de 2012 à 2014, la ligne ayant été suspendue faute de rentabilité courant octobre 2014). En 2015, la raréfaction de l'offre de transport maritime a permis de faire remonter à près de 500 passagers par rotation le nombre de voyageurs sur le port de Bastia. Avec 454 passagers en moyenne sur les 4 720 rotations du port recensées par l'ORTC, les données de 2016 marquent une nouvelle diminution, en lien notamment avec les débuts difficiles de la Moby sur l'axe Nice-Bastia et l'allongement de la période de desserte par cet opérateur sur des périodes hors saison, par définition moins porteuses de trafics élevés. En 2017 et 2018, années pendant lesquelles les trafics passagers ont de nouveau stagné tandis que le nombre de traversées était un peu plus important, les remplissages moyens ont chuté à environ 420 passagers par traversée, soit des niveaux très bas, jamais observés depuis le début des années 2000. Aussi, le correctif de l'offre de transport de 2019 semblait-il dans ces conditions inévitable et avait conduit à revenir à des niveaux un peu plus acceptables économiquement pour les compagnies (460 passagers par rotation), mais qui restaient déjà loin des standards de l'ordre de 550 passagers atteints à la fin de la décennie 2000...
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S'il veut rester leader incontesté en Corse, le port de Bastia devra à l'avenir être plus allant quant à l'évolution de ses infrastructures et mieux adapter ses quais à l'accueil des navires de plus grande taille qui sont de plus en plus nombreux et deviennent incontournables. La capacité du port à accueillir le cargo mixte A Nepita (navire affrété par la Corsica Linea), qui mesure 203 mètres de long, a constitué à ce titre une gageure, sachant que Bastia n'accepte d'accueillir le Mega Express Three de la Corsica Ferries
, à peine plus long (212 mètres), que hors saison. Alors que le projet de réalisation éventuelle d'un nouveau port de Bastia plus au sud, à la Carbonite, se heurte à des obstacles divers (d'ordre environnementaux et financiers notamment, au vu du coût très élevé d'une telle structure et des risques que cela représenterait pour la préservation d'espèces marines protégées et de la plage de l'Arinella), le comblement partiel du quai nord est n'apparaît comme une première réponse insuffisante à la pénurie d'espaces de stockage des remorques de fret et non au nécessaire accueil d'un nombre croissant de navires de 180 mètres ou plus (voir articles sur les perspectives 2021 et la controverse sur le port de la Carbonite et ses alternatives possibles, qu'il s'agisse d'une digue semi-flottante sur le site actuel ou d'une version revue du projet de nouveau port au sud de Bastia, nommée Portu Novu). De fait, les accidents de navire dans le port - jusqu'ici heureusement sans trop de gravité - ont eu tendance à se multiplié ces dernières années, le dernier en date, celui du Paglia Orba de la Corsica Linea, intervenu fin janvier 2021, ayant entraîné une immobilisation du navire de plusieurs mois...


Bastia représente encore malgré tout en 2020 un trafic passagers équivalent au total de l'ensemble des autres ports Corses réunis




Globalement, avec 2,29 millions de passagers en 2020, les ports de Corses voient au global leur trafic diminuer de 41,7% selon l'ORTC. La chute est donc dans l'ensemble moins catastrophique qu'à Bastia, car la majorité des autres ports insulaires dépend moins du trafic avec l'Italie, àl 'exception notable de Bonifacio. Cette chute fait déjà suite à une grande majorité d'années mauvaises, marquées par des replis depuis 2011. Les parts de marché des différents ports insulaires se déforment peu depuis 2017, si ce n'est la chute de 2020 enregistrée par Bonifacio, dont le trafic avec la Sardaigne a pratiquement été divisé par quatre (-74,6%). Au total, avec 50,2% du total, le port de Bastia a draîné en 2020, comme les années précédentes, un peu plus de la moitié des passagers maritimes des lignes de Corse. Seul Porto Vecchio (-17,2% en 2020) a vu son trafic à peu près résister du fait des lignes de Toulon de la Corsica Ferries. À l'inverse, les chutes ont été plus marquées à Ajaccio (-31,8% en 2020), Propriano (-23,2%) et à l'Ile Rousse (-34,8%) du fait également de la crise du coronavirus et de la contraction de l'offre de transport des compagnies qui s'en est suivie. 



A Bastia, les lignes italiennes se sont davantage écroulées que les françaises en 2020 et Toulon conserve sa première place
L'arrivée de Livorno du Mega Andrea, en août 2017, passant devant le Moby Zazà ; photo : Romain Roussel
Le port de Toulon a mieux résisté à la crise et creuse l'écart avec Livorno en 2020 pour représenter à laui seul plus d'un tiers du trafic passagers bastiais.
Ici, les Moby Zazà et Mega Andrea arrivant à Bastia, en août 2017 (photo : Romain Roussel).

Fait notable : en 2019, les lignes maritimes italiennes, en progression de 1,9%, étaient revenues à la hauteur des françaises, alors en recul de 6,8%, sur le port de Bastia, avec chacune environ 1 058 000 passagers, selon la CCI de Bastia. Alors que les lignes italiennes avaient de nouveau supplanté les lignes françaises sur le port de Bastia en 2008 puis en 2009 (ce qui n'était plus arrivé depuis 20031) à la faveur de la toujours plus grande concentration des dessertes italiennes sur l'escale bastiaise et des efforts tarifaires des compagnies Corsica Ferries et Moby Lines pour stimuler la demande, les lignes françaises avaient repris le dessus depuis 2010 sans discontinuer. Mais la suppression de la ligne de Nice par la Moby à compter de janvier 2019, la réduction du nombre d'escales de la Corsica Ferries sur ce même port (au profit d'une concentration des rotations sur Toulon, plutôt redéployées vers Porto Vecchio) et la fin des car-ferries de Corsica Linea sur Marseille en saison ainsi que la développement continu du bord à bord aérien, de plus en plus subventionné par la Collectivité de Corse au détriment du mode maritime, pourtant moins polluant et générateur de plus fortes retombées pour l'économie corse en termes de séjours touristiques d'après les études de l'INSEE, ont pesé significativement sur les trafics du port de Bastia avec le continent français.

En 2020, la crise du coronavirus a fortement rebattu les cartes, signant une chute des lignes françaises et un effondrement encore plus massif des lignes italiennes. Désormais, les lignes italiennes ne représentent plus à Bastia qu'un peu moins des deux tiers des lignes françaises, avec respectivement 445 000 et 699 000 passagers en 2020. La situation est toutefois très fluctuante - au fil des annonces et des restrictions sanitaires - et non stabilisée, ces niveaux ne semblent donc pas nécessairement devoir perdurer à moyen terme...






En 2020, les liaisons du port de Bastia sont toujours concentrées sur si
x destinations principales. Les parts de marché des différents ports continentaux évoluent toutefois sensiblement en 2020 à la suite des réorganisations des dessertes des compagnies maritimes intervenues à plusieurs reprises en urgence dans le cadre de la crise du coronavirus. Comme le montrent les statistiques de la CCI de Bastia, avec 34,2% de parts de marché en 2020, le port de Toulon, qui bénéficie d'une concentration plus grande des escales de la Corsica Ferries, conforte nettement sa prééminence avec +10 points de parts de marché en 1 an ! La performance du port de Toulon (392 000 passagers sur Bastia) apparaît d'autant plus remarquable que c'est le port dont le trafic a le mieux résisté à la crise pour le trafic passagers avec Bastia : son recul n'est "que" de 27,7% par rapport à 2019. Pour mémoire, Toulon ne représentait encore en 2000 qu'un trafic symbolique avec la Corse avant que la Corsica Ferries ne croie en ses chances de développement et s'y investisse pleinement à l'année avec ses Mega Express. Sur l'ensemble de la Corse, Toulon est premier depuis 2007, très loin devant Nice et Marseille, avec un trafic passagers - assuré entièrement par la Corsica Ferries - qui était encore supérieur à 1,73 million en 2019 selon la CCI du Var (avant de revenir à 1,16 million en 2020 à la suite de la crise, selon cette même source), alors en progression de 9,9% au global du fait aussi du développement de nouvelles lignes de la Corsica Ferries, vers les Baléares notamment. 

Sur Bastia, arrive ensuite le port de Livorno, en fort recul (-54,7%, avec 236 000 passagers en 2020, soit près de 300 000 de moins qu'en 2019...) puis ceux de Marseille (-29,8%) et de Nice (-49,2%), d'après les données de la CCI de Bastia. Les ports ligures de Savona et de Genova, qui ont perdu beaucoup de rotations de ferries en 2020 avec un trafic très concentré sur l'été, souffrent aussi beaucoup de la crise, avec des chutes respectives de 53,5% et de 65,5%. Le port de Genova desservi par la Moby Lines ne voit ainsi plus transiter que 68 000 passagers avec Bastia en 2020, alors que ce trafic frôlait encore les 200 000 passagers annuels en 2019 et qu'à son apogée, il atteignait 245 000 voyageurs par an en 2010 !

Enfin, Piombino a quasiment cessé d'être desservi depuis la Corse en 2020, alors qu'il l'était encore par deux compagnies en 2019, seule la Corsica Ferries y assurant encore quelques escales en périodes de pointe et son trafic passagers avec Bastia n'est plus qu'anecdotique...





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Notes :

[1] De 1986 à 2003 inclus, proximité géographique oblige, le trafic du port de Bastia avec l'Italie avait alors supplanté celui avec le continent français ; il avait même représenté certaines années les deux-tiers du trafic total (jusqu'en 1995). Il faut dire que le trafic avec l'Italie est désormais quasi-exclusivement concentré sur le port de Bastia (si l'on excepte les rotations Corse-Sardaigne, assurées principalement depuis Bonifacio, et les liaisons saisonnières vers l'Ile Rousse et Porto Vecchio de la Corsica Ferries) tandis que le trafic Corse-continent français, réparti sur cinq ports (Bastia et Ajaccio, mais aussi Ile Rousse, Propriano et Porto-Vecchio), ne l'est qu'à environ 42% en 2017. Rappelons également qu'en 2002, on dénombrait encore quatre compagnies opérant vers l'Italie au départ de Bastia - soit deux de plus qu'aujourd'hui - avant le retrait de la filiale Corsica Marittima de la SNCM et le dépôt de bilan de la Happy Lines qui desservait la ligne Bastia-La Spezia...


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