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Légère reprise du trafic passagers du port de Bastia en 2016 (+2,6%), qui reste le premier port français de Méditerranée pour les lignes régulières


Le port de commerce de Bastia a été inauguré en 1877 et fortement réaménagé par la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) de Bastia et de la Haute-Corse ces trente dernières années, qui en a fait réaliser un film promotionnel par drone grâce à la société spécialisée Dronimages.

Bastia est le principal port de Corse, tant pour le trafic des marchandises que pour les flux de passagers :


Bastia met fin à une série de cinq reculs consécutifs en 2016, avec +2,6%, et repasse le seuil des 2,1 millions de passagers ! 



Comme attendu au vu du renouveau de l'offre maritime en 2016 (nouvelle ligne Nice-Bastia à la Moby Lines, remplacement de la SNCM par Corsica Linea, mise en service du Mega Andrea à la capacité accrue à la Corsica Ferries...), avec 2 143 000 passagers dénombrés par l'Observatoire régional des transports de la Corse (ORTC) sur les lignes régulières, le port de Bastia a connu une embellie de son trafic passagers en 2016 (+2,6 %). Même si celle-ci aurait pu être plus importante au vu du développement de l'offre de transport, celle-ci permet de rompre avec cinq années consécutives de clôture en négatif, après les nets replis nregistrés en 2011 (-9,8%) et 2012 (-4,7%), puis ceux plus modérés de 2013 (-0,5%), 2014 (-2,0%) et 2015 (-1,4%) ! Sur un an, Bastia regagne donc un peu plus de 54 000 voyageurs ; depuis 2010 toutefois, cela représente en tout une perte de 383 000 passagers annuels alors que, dans le même temps, les autres ports corses pris dans leur ensemble n'ont vu leur trafic régresser que de 215 000 passagers. Bastia, dont le trafic portuaire avait avoisiné les 2,5 millions de voyageurs lors des années record de 2009 et 2010, conclut donc l'année 2016 à peine au-dessus de la barre des 2,1 millions de voyageurs et retrouve un trafic passagers voisin de celui des années 2006-2007 !

La tendance à la diminution du nombre de traversées enregistrée sur le port de Bastia de 2001 à 2005, due pour partie à une rationalisation des dessertes de la part des différentes compagnies et à un accroissement de la taille des navires et qui s'était inversée de 2006 à 2010 a sévèrement repris en 2011 suite au retrait de nombreux navires (NGV Liamone II, Moby Corse - sur les lignes de Toulon - et Corsica Express Seconda, pour ne parler que du port de Bastia) avant de s'infléchir par la suite, ce qui a contribué à la diminution du nombre moyen de passagers par voyage. Outre des effets de la crise, cette diminution du nombre de voyaguers transportés par navire, particulièrement marquée en 2010 puis en 2012 et 2013 peut être rapprochée en particulier du développement de lignes concurrentes de celles de la Corsica Ferries sur l'axe Bastia-Toulon, dans un premier temps par la Moby Lines (en 2010, ligne arrêtée pour des raisons financières par la compagnie à la baleine bleue en février 2011), puis par la SNCM (de 2012 à 2014, la ligne ayant été suspendue faute de rentabilité courant octobre 2014). Si, en 2015, la raréfaction de l'offre de transport maritime a permis de faire remonter à près de 500 passagers par rotation le nombre de voyageurs sur le port de Bastia. Avec 454 passagers en moyenne sur les 4 720 rotations du port recensées par l'ORTC, les données de 2016 marquent une nouvelle diminution, en lien notamment avec les débuts difficiles de la Moby sur l'axe Nice-Bastia et l'allngement de la période de desserte par cet opérateur.



S'il veut rester leader incontesté en Corse, le port de Bastia devra à l'avenir être plus allant quant à l'évolution de ses infrastructures et mieux adapter ses quais à l'accueil des navires de plus grande taille qui sont de plus en plus nombreux et deviennent incontournables. La capacité du port à accueillir l'Excelsior (navire affrété par la SNCM en remplacement du Napoléon Bonaparte, pendant les saisons 2013 et 2014), qui mesure 202 mètres de long, a constitué à ce titre une gageure, sachant que Bastia n'accepte d'accueillir le Mega Express Three de la Corsica Ferries
, à peine plus long (212 mètres), que hors saison. Alors que le projet de réalisation éventuelle d'un nouveau port de Bastia plus au Sud, à la Carbonite, se heurte à des obstacles divers (d'ordre environnementaux et financiers notamment, au vu du coût très élevé d'une telle structure et des risques que cela représenterait pour la préservation d'espèces marines protégées et de la plage de l'Arinella), le comblement partiel du quai Nord Est actuellement en cours apparaît comme une première réponse - partielle - à l'accueil d'un nombre croissant de navires de près de 180 mètres et à la pénurie d'espaces de stockage des remorques de fret - voir articles sur les perspectives 2017 et la controverse sur le port de la Carbonite et son alternative possible.


En 2016, Bastia se maintient pour la quatrième année consécutive au-dessus de la barre symbolique des 50% du trafic passagers total des ports Corses 




Globalement, avec près de 4,06 millions de passagers, les ports de Corses voient au global leur trafic quasiment stagner en 2016 (+0,8% selon l'ORTC), après cinq années déjà mauvaises : -4,5% en 2011, -1,3% en 2012, -3,0% en 2013, -4,3% en 2014 et -1,1% en 2015 ! Après une stabilité en 2014-2015, les trafics et parts de marché des différents ports insulaires se déforment toutefois quelque peu en 2016, à l'image de celle de Bastia (+0,9 point).

Le phénomène le plus notable est la percée - encore toute relative - de Porto Vecchio, dont le trafic bondit de 88 000 à 180 000 passagers en un an à la faveur des nouvelles lignes ouvertes sur cette destination par la Corsica Ferries, vers le continent (Nice, Toulon) et la Sardaigne (Porto Torres et Golfo Aranci). Porto Vecchio pulvérise de ce fait en 2016 le record de trafic établi en 2012 (142 000 passagers) lorsque la SNCM avait renforcé par des ferries sa desserte estivale de la ville en sus des cargos mixtes. Les parts de marché du port passent donc de 2,2% à 4,4% du trafic global des ports de Corse entre 2015 et 2016 !


Autre fait marquant de l'année écoulée : c'est la dernière fois que Calvi apparaît au classement
. Il est remarquable de noter la stabilité à 1,4% de parts de marché du port de Calvi qui, avec un peu plus de 58 000 voyageurs enregistrés entre le 1er janvier et le 12 août 2016, date de sa fermeture définitive, enregistre autant de voyageurs que sur l'année 2015 toute entière ! Au vu de cette remarquable performance, il apparaît particulièrement dommageable que le port ait été définitivement fermé depuis le 13 août 2016, d'autant plus que rien n'indique que le trafic qu'il générait puisse automatiquement se reporter, notamment sur le port voisin de l'Ile Rousse, dont la programmation des escales pour 2017 laisse plutôt augurer un nouveau repli... À contre-courant de la tendance de ces dernières années, Ile Rousse a en effet enregistré un net recul de près de 50 000 passagers en 2016 (-11,4%) en dépit du report des rotations initialement prévues sur Calvi à partir du 13 août 2016. Il semble que le trafic du port, très axé sur Toulon et surtout, traditionnellement sur Nice, ait souffert du contrecoup du renforcement de l'axe Nice-Bastia, suite à l'ouverture de la ligne par la Moby Lines et au renforcement des capacités de la Corsica Ferries sur le port principal de l'île.

Seul Propriano, avec seulement 68 000 passagers et 1,7% de parts de marché, fait relativement pire en 2016 (-15,6%), du fait de la suppression des escales estivales des ferries gros porteurs de la SNCM, non reconduites par la Corsica Linea qui lui a succédé. Ajaccio réalise aussi une mauvaise performance en 2016 et redescend sous la barre symbolique du million de voyageurs (près de 968 000 passagers hors croisières, toujours
selon l'ORTC, soit une baisse de 4,6% par rapport à 2015 et une perte de 1,4 point de parts de marché, similaire à celle d'Ile Rousse). Au-delà de la concurrence émergente du port de Porto Vecchio, la stagnation du trafic passagers du second port de Corse pourrait être à rapprocher du développement continu du trafic touristique aérien, qui concurrence de plus en plus le mode maritime depuis quatre ans, suite notamment au développement des vols low cost (voir l'article thématique sur le sujet). Enfin, on note en 2016 un léger recul de Bonifacio (259 000 passagers, -2,5%), les lignes corso-sardes continuant dans leur ensemble à stagner malgré le développement d'offres de transport alternatives...

Au total, avec 52,8% du total, le port de Bastia a draîné en 2016 un peu plus de la moitié des passagers maritimes des lignes de Corse. L'année 2017 pourrait voir le port de Bastia stabiliser ses positions, au vu des évolutions des offres des différentes compagnies.


A Bastia, les lignes françaises ont repris le dessus depuis 2010, mais Livorno repasse devant Toulon en 2016 après trois années de domination varoise. Nice se rapproche et devrait continuer sa progression en 2017 !

Vu depuis la place Saint Nicolas, le débarquement des Corsica Marina Seconda et Moby Vincent, tous deux affectés à la desserte Bastia-Livorno ; en arrière-plan, le Kalliste (août 2011).
Avec plus d'un quart du trafic passagers sur Bastia en 2016, la ligne de Livorno reprend la tête en 2016 suite au renforcement de l'offre estivale de transport des compagnies sur cet axe.  

Point positif, on observe pour la première fois en 2016 depuis bien longtemps une évolution positive à la fois sur les lignes françaises (1 139 420 passagers, +3,6%) et italiennes (1 003 874, +1,5%) selon les chiffres de l'ORTC. Après celle de 2015 (+1,2%), le bilan 2016 confirme donc la légère embellie des lignes italiennes, qui se redressent un peu après quatre années consécutives de repli, parfois fort : -3,8% en 2010, -11,5% en 2011, -14,3% en 2012 et -0,8% en 2013. On pouvait toutefois espérer mieux au vu de l'intensification de la desserte intervenue pendant la saison 2016 : en particulier, la Moby Lines avait fait passer de une à trois ses rotations quotidiennes estivales sur Bastia-Livorno et cette ligne a aussi bénéficié, comme celle de Genova, du report des passagers malheureux de la Moby n'ayant pu embarquer pour Nice suite à l'incendie du Moby Zazà, qui a conduit la compagnie à la baleine bleue à interrompre sa ligne Bastia-Nice du 13 août au 9 décembre 2016 ! Par ailleurs, l'embellie de ces deux dernières années ne doit pas faire oublier que le trafic italien du port de Bastia reste encore en 2016 inférieur de 265 000 passagers à son niveau de 2009, soit une diminution d'environ 21%, qui reste une chute inquiétante, même si elle est moindre que celle enregistrée dans le même temps sur les lignes sardes, touchées de plein fouet par l'intensité de la crise économique en Italie mais qui se redressent plus franchement depuis deux ans (voir article thématique sur la comparaison des trafics passagers corses et sardes et la comparaison actualisée dans la page des nouveautés 2017).

Ainsi, alors que les
lignes italiennes avaient de nouveau supplanté les lignes françaises sur le port de Bastia en 2008 puis en 2009 (ce qui n'était plus arrivé depuis 20031) à la faveur de la toujours plus grande concentration des dessertes italiennes sur l'escale bastiaise et des efforts tarifaires des compagnies Corsica Ferries et Moby Lines pour stimuler la demande, les lignes françaises ont de nouveau repris le dessus depuis 2010, en dépit des difficultés récentes qu'elles rencontrent. En effet, l'ouverture - éphémère - de la ligne Bastia-Toulon par la Moby Lines en 2010 a fortement stimulé les lignes continent-Corse dont le trafic s'est ensuite partiellement - et temporairement - reporté sur Marseille en 2011, une fois fermée la ligne de la Moby. En 2012 et 2013, les lignes françaises ont aussi profité de la réouverture de la ligne Bastia-Toulon par la SNCM, en sus de la liaison toujours opérée par la Corsica Ferries. À l'inverse, au début des années 2010, les lignes italiennes ont subi de sensibles réductions de capacités hors saison comme en saison, suite aux retraits successifs de ferries tels que les Maria Grazia On., Moby Corse, Moby Freedom et Moby Wonder de la Moby Lines ou du Corsica Express Seconda de la Corsica Ferries, ce qui a contribué à limiter la concurrence par les prix et le nombre des traversées offertes sur ces trajets. Ce mouvement baissier s'est toutefois interrompu en 2013, suite à l'ouverture par la Corsica Ferries d'un lien saisonnier avec Piombino et Portoferraïo (sur l'île d'Elbe) qui a connu un certain succès - en dépit d'une programmation encore très modeste (restreinte à la très haute saison, la période de desserte est désormais étendue au mois de juin depuis la saison 2014) qui limite ses parts de marché à 0,7% - et à la ré-extension des périodes de desserte des lignes Genova-Bastia et Livorno-Bastia par la Moby Lines.

En 2017, les programmations annoncées par les compagnies devraient permettre de faire progresser à la fois les lignes françaises et italiennes au départ de Bastia, avec notamment la confirmation d'un lien permanent Bastia-Nice par deux compagnies (Corsica Ferries et Moby Lines), le renforcement de la desserte estivale de la Moby sur Bastia-Genova (jusqu'à deux traversées par jour au lieu d'une) et celui de la Corsica Ferries sur Bastia-Livorno (jusqu'à quatre rotations par jour en périodes de pointe au lieu de trois), qui viendrait combler la moindre intensité de la desserte de la Moby sur cette ligne en haute saison (passage d'un maximum de trois à deux rotations par jour mais allongement de la période de desserte). Enfin, la mise en service de nouveaux navires de grande capacité (Pascal Lota à la Corsica Ferries, Moby Dada à la Moby Lines) devrait contribuer également à stimuler la demande en 2017 sur la place bastiaise.




En 2016, les liaisons du port de Bastia sont toujours concentrées sur si
x destinations principales et les parts de marché des différents ports continentaux ont un peu évolué par rapport à 2015, comme le montrent les statistiques de l'ORTC. Avec 26,1% de parts de marché, le trafic avec Livorno (en français, Livourne, situé en Toscane) a retrouvé sa première place, perdue depuis 2013. Avec 560 000 passagers, Bastia-Livorno rebondit franchement en 2016 (+10,6%) à la faveur d'une programmation d'escales plus soutenue, et rompt ainsi avec une longue série baissière : -4,0% en 2015, après -4,1% de 2013, après -7,9% en 2012, -11,2% en 2011 et -5,2% en 2010, série qui n'avait connu qu'une exception sur la période récente en 2014, avec +1,9% ! Sur la Corse, Bastia-Livorno reste toutefois devancée par la ligne Ajaccio-Toulon (651 000 passagers, -4,8%), toujours première ligne de Corse en 2016 (voir page des lignes), mais repasse devant Bastia-Toulon (près de 504 000 passagers, -2,9% sur 2015), en léger recul suite à la concurrence accrue sur Nice. Livorno devrait probablement conserver sa place de première destination sur Bastia en 2017 à la faveur de l'allongement de la période de desserte de la Moby sur ce port. et de l'intensification du nombre de rotations par la Corsica Ferries en périodes de pointe

La performance du port de Toulon (23,5% de parts de marché et qui occupe donc la deuxième place sur Bastia) n'en demeure pas moins remarquable : cette plate-forme ne représentait encore en 2000 qu'un trafic symbolique avec la Corse avant que la Corsica Ferries ne croie en ses chances de développement et s'y investisse pleinement à l'année avec ses Mega Express (voir graphique ci-dessous). Sur l'ensemble de la Corse, Toulon est premier depuis 2007, très loin devant Nice et Marseille, avec un trafic passagers - assuré entièrement par la Corsica Ferries - frôlant 1,4 million en 2016. Ces chiffres ne comprennent pas le développement récent par la Corsica Ferries de liaisons entre Toulon et la Sardaigne ; par ailleurs, ils sont un peu sous-estimés aux dires de l'ORTC, car une partie importante des voyageurs dont la destination finale est Porto Vecchio est comptabilisée dans le trafic corso-sarde en raison de l'escale intermédiaire faite par la compagnie à Porto Torres sur la ligne Toulon-Porto Vecchio ! En 2017, la ligne de Toulon vers Bastia devrait encore davantage être concurrencée par celle de Nice, à la faveur de la pérennisation des liaisons de la Moby sur cet axe (la compagnie espère transporter 200 000 passagers par an sur cette liaison). 

Sur Bastia arrivent ensuite, les ports de Nice puis de Savona. Plus précisément, avec près de 417 000 passagers (+20,1%), Nice progresse de nouveau en 2016 et atteint 19,4% de parts de marché, ce qui constitue une performance remarquable compte tenu de la suppression de l'aide sociale sur ce port depuis 2014, du retrait total de la SNCM au départ de la Côte d'Azur depuis mars 2015 et du fait que la Moby a dû interrompre son service plusieurs mois en 2016 suite à l'incendie du Moby Zazà en plein mois d'août ! En 2016, le trafic du port de Nice a progressé sur Bastia de près de 70 000 passagers. Or, la Moby en a transporté 41 500 sur cet axe selon l'ORTC. Cela signifie donc que la ligne Bastia-Nice progresse avant même prise en compte des voyageurs de la Moby, c'est-à-dire que la Corsica Ferries a transporté plus de passagers sur cet axe qu'en 2015, en dépit de la nouvelle concurrence, celle-ci stimulant la demande ! Savona, desservi uniquement par la Corsica Ferries, recule en 2016 de 11,5% avec près de 311 000 passagers, soit 14,5% de parts de marché. Cette baisse est à relativiser par deux années précédentes de forte progression (+8,0% en 2015, après +6,7% en 2014). À un degré moindre, le même phénomène touche le port voisin de Genova (5,5% de parts de marché avec près de 118 000 passagers, -0,7% malgré le report des passagers Moby de Nice en août), qui avait également connu de fortes progressions en 2014 (+40,2%) et 2015 (+6,7%). En 2017, les deux ports ligures bénéficient d'une programmation renforcée quantitativement et qualitativement par la Corsica Ferries et la Moby Lines et pourraient donc mieux tirer leur épingle du jeu, quoique la concurrence avec Nice s'intensifie. Marseille enfin continue de s'effriter et touche un point bas en 2016 avec des parts de marché historiquement faibles (10,2%) et près de 219 000 passagers (-6,2%), principalement suite au retrait de la quasi-totalité des car-ferries de la Corsica Linea de cette destination. Sur cette ligne emblématique de la desserte maritime de la Corse, dont le trafic était traditionnellement très robuste et constant, on est très loin - près de 42% plus bas - des niveaux records de trafics dénombrés par l'ORTC en 2003 (378 000) et en 2012 (375 000) !





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Notes :

[1] Rappelons que de 1986 à 2003 inclus, proximité géographique oblige, le trafic du port de Bastia avec l'Italie avait alors supplanté celui avec le continent français ; il avait même représenté certaines années les deux-tiers du trafic total (jusqu'en 1995). Il faut dire que le trafic avec l'Italie est désormais quasi-exclusivement concentré sur le port de Bastia (si l'on excepte les rotations Corse-Sardaigne, assurées principalement depuis Bonifacio, et les liaisons saisonnières Savona-Calvi et Livorno-Ile Rousse de la Corsica Ferries) tandis que le trafic Corse-continent français, réparti sur six ports (Bastia et Ajaccio, mais aussi Calvi, Ile Rousse, Propriano et Porto-Vecchio), ne l'est qu'à environ 40% en 2015. Rappelons également qu'en 2002, on dénombrait encore quatre compagnies opérant vers l'Italie au départ de Bastia - soit deux de plus qu'aujourd'hui - avant le retrait de la filiale Corsica Marittima de la SNCM et le dépôt de bilan de la Happy Lines qui desservait la ligne Bastia-La Spezia...


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