LA SALLE DU PROF

 

Cette page est d'abord destinée aux lycéens censés pouvoir "mieux faire" !

 

page mise à jour le 09/01/2012

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SOMMAIRE

  1. Les épreuves du bac en histoire et géographie
  2. Quelques conseils pour le bac
  3. Notions de méthodologie et corrections
  4. Les sujets 1999 - 2004
  5. Pronostics pour le Bac 2012
  6. Les adresses  
  7. Toutes vos questions : posez-les
 

 
 

 

Vos questions ou suggestions ---->   jflecaillon@noos.fr


Les outils de référence pour l'année :

    Surtout, ne vous dispersez pas inutilement ! Point trop n'en faut. Je vous recommande :


Pronostics pour le bac 2012 (session de juin)  

La grande litanie des élèves de Terminales ! "- Monsieur, quels sont vos pronostics pour les sujets de cette année ? Est-ce que vous pensez que... croyez vous que... on dit que... il y a des rumeurs qui...".

Coupons court à ces vains questionnements... je n'ai jamais été dans le secret des dieux, même si certains vous diront que "l'année dernière..." ou "en 1989..." etc. etc.

Arrêtons là. Il n'y a pas de pronostics... juste quelques observations que chacun peut faire en s'inspirant du tableau ci dessous (les sujets 1999 à 2004.)

 

Sujets \ année

2005 2006 2007 2008

2009

2010

2011

Mineure

- - - -

LES

Géographie

Puissance des EU

ou

L'Asie du S-E

x

x

Des nord et des Sud

ou

La Russie (L ES)

Organisation du territoire US (S)

x Europe Rhénane (LES)

La Russie (LES)

Les contrastes spatiaux au Brésil

L'Asie orientale

Histoire

x

Les institutions de la 5è (S)

Mémoire de la résistance (L ES)

ou

L'Asie années 60

Investiture de Gaulle  (LES)

Plan Marshall (Bidault)

La colonisation (Clemenceau) (S)

x

De Gaulle vu par Kissinger

 

Communiqué de Brioni (Tito, Nehru, Nasser)

RI 1945-85 vues par Mitterrand (S)

 

Publicité économique

1962-1963 (S)

 

Majeure

- - - - -  

Histoire

La France

Évolution culturelle sous la 5è Rep.(EES)

x

x

La France dans le monde

1945 à nos jours (L ES)

1958 à nos jours (S)

x les mémoires de la Seconde Guerre mondiale en France (EED pour les L ES) Economie, société et culture en France depuis 1950

Les Relations

 Internationales

Décolonisation et naissance 1/3 monde

x

 

La guerre froide (1947 - 1991) x Le Tiers-Monde : indépendances et tentatives d'organisation  (1945-80) (LES) Comment se termine la Guerre froide ? (EED)

L'Europe

L'Europe enjeu de la guerre froide

x

x

Les démocraties populaires et leur évolution (EED L ES)

Colonisation et système colonial français (EED en S)

x

Les démocraties populaires et leurs évolutions (1948-1989)(LES)

La construction européenne de 1945 à nos jours

Géographie

x

x

x

x

x

x  

Les grandes aires

x L'espace rhénan (EES pour L ES)

Les Etats-Unis et le monde (S)

La super

puissance des USA

x

Organisation de l'espace US (LES)

 

La façade atlantique des Etats-Unis (S)

La mégalopole japonaise(S)  

Le monde

x

L'Asie orientale, aire en expansion

Espaces moteurs de la mondialisation (EES)

x

L'espace mondial : inégale intégration dans la mondialisation (EED)

superpuissance des Etats-Unis et ses manifestations dans l'espace mondial (S)  

Sud, Russie et Méditerranée

x

Les contrastes dans le Sud (L ES)

La Méditerranée (EES pour les S)

Le territoire russe (L ES)

 

Des Nord, des Sud (S)

x

L'Asie orientale aire de puissance en expansion

L'interface méditerranéenne : quels effets sur les littoraux des pays du Sud et de l'Est (EED S)

 

 (s) = sujet de synthèse - (c) = croquis cartographique

- - - ?  

 

Quelques remarques pour bien "flairer" les sujets :

 

1°) Selon les IPR (inspection), "le nombre des sujets possibles, tant en histoire qu'en géographie, est limité : en réalité une douzaine environ de sujets de composition, dans chacune des deux disciplines, en ES/L (même si les formulations peuvent varier); moins en S." Le propos date de décembre 2007 ! Autrement dit 24 sujets à prévoir dans le cadre du travail d'anticipation. La première chose à faire revient donc à dresser une liste des 24 sujets possibles ! Faites-le en combinant annales et manuels scolaires. Cela signifie que vous devriez envisager de préparer 20 à 24 fiches bac ! Pour les croquis cartographiques, leur estimation est de 12 possibles "au maximum" en L et ES, "moins encore en S". Si ceux qui les font s'expriment ainsi, gagez que les sujets proposés ne feront pas dans l'originalité.

 

2°) Chacun des programmes d'Histoire et de géographie se découpe en trois parties (France - Europe - Monde en Histoire ; Grandes aires, le monde, les sud pour la géographie) parmi lesquelles (conformément à la tradition) les sujets se distribuent.

 

3°) En géographie, désormais, la mineure ne peut plus proposer que des croquis cartographiques parmi les 12 thèmes vraiment envisageables. Pour cette seule raison, il ne faut pas plus que par le passé négliger cet exercice. Il n'y a plus de composition accompagnée d'un fond de carte à remplir, mais il est désormais autorisé (ce qui revient à dire qu'il est recommandé) d'insérer des schémas ou dessins en marge d'un devoir de composition. Pour réaliser ces illustrations, il convient donc de bien connaître ses croquis.

4°) N'écoutez par les rumeurs... Ce sont toujours des rumeurs ; ne vous fiez pas à l'actualité de l'année en cours, les sujets ont été mis au point avant les événements qui la ponctuent et ne peuvent donc avoir influencé les auteurs des sujets ; et ne spéculez pas trop sur les anniversaires : sous réserve d'exceptionnel démenti, ils ne s'imposent pratiquement jamais à l'esprit des IPR qui font les sujets !

 

Sur ces quelques constats, libre à vous de faire vos jeux... mais faites les bien !

 


L'ECJS en lycée : une approche qui fait ses preuves

 

RAPPELS :

Les objectifs méthodologiques officiels de l’ECJS au lycée sont triples :

-         apprendre à poser une problématique

-         faire une recherche documentaire

-         participer à un débat

 

Ce dernier point est, en général, celui qui est le plus attendu par les élèves, celui qui leur paraît le plus « intéressant »… Ce sentiment est légitime, sous réserve toutefois de bien s’entendre sur l’intérêt de l’exercice et sa véritable nature.

 

Quand j’interpelle des élèves sur ce qu’ils entendent par « débat », invariablement ils me renvoient l’image de ce qu’ils voient présentés dans les médias sous ce vocable et ce qu’ils pratiquent souvent en collège : un moment où chacun viendra exposer ses idées sur une question. Ils ajoutent parfois l’idée selon laquelle les participants tenteront de convaincre leurs interlocuteurs qu’ils ont raison.

 

Cette énonciation est symptomatique d’une conception militante et « fermée » du dialogue qu’entretient notre société par la diffusion des gesticulations verbales auxquelles s’adonnent ses représentants, de ce « slalom parallèle » auxquels se réduisent trop souvent les "face à face" politiques lors des grandes soirées électorales et par la culture spectacle à laquelle se limitent certains médias. De tels débats n’en sont évidemment pas et la mission première de l’enseignant est précisément d’en faire prendre conscience les plus jeunes.

 

Qu’est-ce qu’un débat ?

 

Je le définirai comme suit :

 

Le débat est un moment d’échange d’arguments sur un sujet dans le but de se convaincre soi-même.

 

Explications :

Se convaincre soi-même ? Telle est la clé, à mon sens, pour réussir un débat.

 

Au terme de celui-ci, le participant doit pouvoir se dire :

1- Je n’ai pas tort, mes arguments résistent bien à la critique. Je sors renforcé dans mes convictions.

2- Je pense toujours de même mais je comprends mieux pourquoi mes interlocuteurs pensent autrement.

3- Je garde globalement le même avis mais je le nuance sur tel ou tel point.

[NB : ces trois réactions peuvent se combiner]

Une 4è réaction est possible, bien sûr, celle qui consiste à reconnaître qu’on se trompait et qui conduit à changer d’avis. Cela peut se produire, mais tel n’est pas le but foncier du débat.

 

Dans la définition que j’ai adoptée ci-dessus, j’ai souligné deux autres mots. Ils ont, eux aussi, leur importance.

 

L'échange suppose que je donne et que je reçois, ce qui revient à dire que je m’exprime, certes, mais que j’écoute aussi.

 

Ecouter, exercice difficile qui ne consiste pas à se taire pour laisser la parole à autrui, mais à faire l’effort de comprendre son point de vue. Cet effort suppose une qualité d’attention et l’exclusion de toute forme de mépris, ironie et autres manières de rejeter l’autre qui brouillent toujours l’écoute.

 

NB : Dans un débat à plus de deux personnes, mathématiquement je suis appeler à passer plus de temps à écouter qu'à parler !

 

D’arguments : ce terme signifie que l’échange ne porte pas sur l’expression de seuls sentiments, opinions ou points de vue, mais sur l’exposé de faits vérifiés et vérifiables (problème des sources) justifiant les avis énoncés. La formulation de ces arguments suppose que la question débattue ait été préalablement réfléchie et testée. Tout le travail de réflexion sur la problématique du sujet (objectif 1) et de recherche documentaire (objectif 2) réalisés en amont du débat se trouve ainsi justifié. Prétendre participer à un débat en y venant sans l’avoir préparé reste inutile ; il n’en ressortira rien que l’énonciation d’a priori ou de lieux communs glanés dans les cours de récréation, l'expression d'une subjectivité affective en général fort peu constructive !

 

 

 

Comment organiser ses séances d’ECJS ?

 

Bien des méthodes peuvent être envisagées et le net regorge d’exemples mis en ligne par les collègues. Après plusieurs expériences décevantes, j’ai fini par opter pour une approche en 4 ou 5 séances (une rotation par trimestre - soit le traitement de 3 des 4 thèmes). Cette approche se décalque sur celle des TPE, ce qui aide les élèves à passer d'un exercice à l'autre et évite de les désorientés par une multitude d’approches différentes.

 

 

Séance 1 : Présentation du thème, les notions ou savoirs nécessaires. Sur le modèle d'un cours classique, avec tous les supports habituels, les grands enjeux du sujets sont abordés. En fin de séance, les élèves sont invités à définir une problématique qui sera celle qui orientera toutes leurs recherches ultérieures.

 

Séance 2 : Elaboration d'un projet. En équipes (de deux ou trois) les élèves choisissent un cas, une situation se rapportant au sujet. S'appuyant sur leur expérience, leurs connaissances et des documents trouvés au CDI, chez eux ou sur le Net, ils se constituent un petit dossier susceptible d'apporter des réponses à la problématique arrêtée en commun.

 

Séance 3 : Les élèves complètent leur dossier puis commencent l'analyse critique des documents réunis. Au fil de la séance, ils doivent construire leur réponse, relever les arguments qui la soutiennent, rechercher les exemples qui illustreront leur position. Ils vérifient que leur point de vue résiste à la critique en cherchant des arguments contradictoires (l'enseignant intervient à ce stade pour les pousser dans leurs retranchements). A la fin de la séance un plan de synthèse doit pouvoir se dessiner.

 

Séance 4 : A l'aide de la documentation et du plan réalisé en phase 3, chaque élève rédige individuellement sa synthèse (deux ou trois pages environ). Celle-ci peut donner lieu à évaluation par l’enseignant, qui ne s’appuiera pas sur la réponse donnée par l’élève mais sur la qualité (richesse des arguments, cohérence du raisonnement, qualité de la formulation et construction…) de sa production. L'élève l'accompagnera d'une bibliographie rédigée dans les règles de l'exercice.

 

Séance 4 ou 5 : le débat. Un élève peut en prendre la direction. Chacun doit s'exprimer.

 

 

 

Le déroulement du débat

 

Pour obliger chacun à s’exprimer au moins une fois lors du débat (exigence pédagogique fixée par le programme), celui-ci commencera par un tour de table : chaque élève est invité à donner son avis sur le sujet et son argument principal sans le développer. Ce tour de table permet à chaque participant d’évaluer les positions d’autrui et de voir quelle question il peut éventuellement poser à l’un ou l’autre de ses camarades.

 

Le débat peut ensuite se développer sous le contrôle du président de séance qui distribue la parole, recentre le débat s’il s’écarte trop du sujet ou le relance en cas de panne. Cette fonction est assurée par l'enseignant lors du 1er débat, pour deux raisons au moins : donner le ton à l'exercice, que les élèves (surtout ceux de seconde) comprennent bien ce qui est attendu de l'expérience ; montrer par l'exemple comment se préside un débat (l'exercice est difficile et ne saurait s'improviser). Lors des débats ultérieurs, un élève volontaire jouera ce rôle. Pour briser les timidités, craintes et autres formes de réticence, l'élève volontaire sera automatiquement majoré dans son appréciation lors de l'évaluation.

 

Dans les dernières minutes de la séance, un dernier tour de table est fait, qui redonne la parole à chaque élève pour dire quelle opinion il tire du débat et – s’il a évolué – expliquer brièvement quel argument l’a particulièrement touché.

 

Pendant le débat, l'enseignant peut évaluer les interventions des élèves (en termes de pertinences par rapport au sujet ou de qualité en termes d'argumentation), évaluation qui s'ajoutera à celle de la synthèse.

 

NB : certains élèves sont mal à l'aise à l'oral. Il peut arriver que participer au débat soit pour eux un véritable calvaire ; ils n'y sont pas à leur avantage et l'évaluation risque d'être toujours pénalisante pour eux. S'il est nécessaire qu'ils "se jettent à l'eau" et s'efforcent de surmonter leurs craintes et difficultés, un rôle particulier peut leur être attribué à l'occasion d'un des débats de l'année : celui de "rapporteur". A ce titre, ils ne participeront pas au débat ; ils recevront mission de le suivre, d'observer ce qui se passe et dit en vue de rédiger une synthèse de celui-ci. Celle-ci pourra même être distribuée à tous les élèves qui garderont ainsi une trace écrite de leurs échanges.

 

 

 

 

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