De trop longues vacances (Je Bouquine, février 1996)
1939. Les enfants passent leurs vacances à Mimizan, dans la colonie du Pylône, comme d’habitude. Ils jouent aux billes et ils cueillent des mûres. Le 1er septembre, la guerre éclate. Certains enfants (à commencer par le narrateur du récit) vont rester à Mimizan jusqu’en 1945.
Une version revue et augmentée de ce texte est parue à l’École des Loisirs en janvier 2002 sous le titre Mes enfants, c’est la guerre.

 

 

Le paradis du miel (École des Loisirs, collection Neuf, 1996).
Le narrateur de ce roman d’aventures est très doué pour les langues. Il apprend le langage des chimpanzés et adopte deux jeunes singes, Grande Sœur et Petit Frère.
Il parle quand même avec un gros accent, alors les singes ne le comprennent pas du tout quand il leur dit: “Rangez votre chambre... Arrêtez de jeter de la purée au plafond...”

 

 

Les larmes du samourai (École des Loisirs, collection Neuf, 1997).
Les Japonais aiment beaucoup Yoshitsune. Il ressemble un peu au Roland de la Chanson de Roland. Il a vraiment vécu (au douzième siècle), mais il est si bien entré dans la légende qu’on lui attribue des exploits incroyables et même des pouvoirs magiques.
Puisque les Japonais connaissent Roland, Jeanne d’Arc et Bayard, je ne vois pas pourquoi les Français ne liraient pas les aventures de Yoshitsune.

 

 

Réveille-toi Ludwig (École des Loisirs, collection Medium, 1997).
La vie de Beethoven. Il est sale, grossier et colérique. Il admire Bonaparte, il déteste Napoléon. Il se fâche avec tout le monde. Il compose des œuvres géniales que personne ne comprend. Il tombe amoureux des belles dames nobles de Vienne auxquelles il enseigne le piano. Hélas, les belles dames nobles n’ont pas le droit de l’aimer. Une princesse peut se marier avec un homme sale, grossier et colérique, mais seulement s’il est prince. Beethoven est donc très malheureux.

 

 

Moi, Marilyn (École des Loisirs, collection Medium,1998).
Voilà que je me prends pour Marilyn Monroe, maintenant. En tout cas, j’ai écrit sa vie à la première personne. Elle était célèbre et malheureuse, comme Beethoven, mais la ressemblance s’arrête là.

 

 

Kama (École des Loisirs, collection Medium, 1998).
En 1939, quand les bombes allemandes commencent à tomber sur Varsovie, Kama a dix ans. Elle s’enfuit avec ses parents en Biélorussie, puis en Ukraine, en Azerbaïdjan, en Géorgie, en Arménie, au Turkménistan. Ils finissent pas s’installer dans un village d’Ouzbekistan, en Asie Centrale. Elle apprend plus de choses que si elle allait à l’école, et nous aussi.
Ce livre est inspiré par l’histoire d’une amie de mes parents.

 

 

Le ring de la mort (École des Loisirs, collection Medium, 1998. Version numérique pour Kindle, iPad et autres plate-formes, 2013).
Comme Kama, Maurice vit à Varsovie. Il ne sait pas s’il est né en 1913 ou en 1915. Tout ce qu’il sait, c’est que sa famille est très pauvre.
Il émigre à Paris, où il devient maroquinier. Il pratique la boxe en amateur.
En 1941, la police française l’arrête avec de nombreux autres juifs polonais. Interné à Pithiviers, puis à Drancy, il est déporté à Auschwitz. Les SS découvrent qu’il sait boxer. Ils l’opposent à un mourant, en espérant qu’il le tuera d’un coup de poing. Maurice va-t-il accepter de tuer pour sauver sa peau? Ou bien va-t-il refuser de devenir un assassin, au risque d’être abattu aussitôt par les SS?
Ce livre, tiré de l’histoire d’un camarade de déportation de mon père, a obtenu cinq prix littéraires décernés par des collégiens: à Saint-Paul Trois-Châteaux, Valenciennes, Vannes, Rennes et Brest.
J’ai traduit ce livre en anglais. L’éditeur Bloomsbury l’a publié en 2006 aux États-Unis, sous le titre The Fighter. On peut acheter le livre en papier ou la version numérique pour Kindle sur Amazon.com, la version eBook pour iPad sur l’Apple Store de l’iPad.

 

 

Tout est relatif, comme dit Einstein (École des Loisirs, collection Medium, 1999).
La vie d’Albert Einstein, avec l’explication complète de la théorie de la relativité pour le même prix.

 

 

Jeanne Darc (École des Loisirs, collection Medium, 1999).
La vraie vie de Jeannette, qui ne s’est jamais appelée Jeanne d’Arc. Avec des batailles, un couronnement, deux saints un peu bizarres. Une histoire qui se termine très mal, mais ce n’est pas de ma faute.

 

 

Jeanne d’Arc et son temps (Mango, collection Regards d’aujourd’hui, 1999).
J’aime tellement Jeannette que je lui ai consacré aussi un album, co-réalisé avec l’illustrateur Michel Coudeyre.
Vous croyez peut-être connaître Jeanne d’Arc, mais savez-vous qu’elle a été condamnée à mort pour avoir mis son pantalon?
On ne trouve plus ce livre dans les librairies. Vous pouvez télécharger le texte (sans les images) dans la section “eBook” de ce site.

 

 

Une nouvelle vie, Malvina (École des Loisirs, collection Medium, 2000).
Dans ce livre, je raconte l’histoire de ma mère depuis sa naissance jusqu’à la fin de la guerre.
Elle a cru commencer une nouvelle vie deux fois: quand elle a quitté la Pologne pour habiter à Paris; quand, après les incertitudes de la guerre, elle s’est installée dans un bel appartement avec Lonek et moi. Est-ce possible? Pouvons-nous vivre plusieurs vies?

 

 

Lonek le hussard (École des Loisirs, collection Medium, 2001).
La vie mouvementée de mon père. Il a grandi dans une auberge que fréquentaient des hussards de l’armée austro-hongroise, des musiciens, de mystérieuses danseuses. Il a étudié le piano en Pologne, puis la médecine à Paris. Il séduisait les infirmières en leur jouant du Chopin. Il s’est engagé dans l’armée française, puis dans la résistance. Il a rencontré Malvina. Une de ses conquêtes l’a dénoncé par dépit amoureux. Il a passé un an dans le camp d’Auschwitz. Il dit que le 23 septembre 1944, à quatre heures du matin, il a ressenti une douleur inexpliquée, très vive, dans le ventre. C’est le jour et l’heure de ma naissance.

 

 

Les souffrances du jeune Mozart (École des Loisirs, collection Medium, 2001).
J’ai écrit à peu près la moitié de ce livre. Mon collaborateur pour l’autre moitié? Mozart lui-même! Sans lui demander son autorisation (et sans lui reverser le moindre centime), j’ai cité généreusement les lettres qu’il écrivait à ses parents, à sa sœur et à sa cousine. On y découvre un étrange personnage, obsédé par pipi, caca et prout-prout. Un génie fier et épris de liberté, qui choisit de devenir un musicien indépendant mais pauvre pour échapper à la tutelle d’un prince borné. Un amoureux très tendre qui a su glisser de l’amour dans sa musique comme personne.

 

 

Sans accent (École des Loisirs, collection Medium, 2002).
Le narrateur est le fils de Lonek et de Malvina. C’est-à-dire moi, ou presque.
Dès que je suis en âge de comprendre les mots “douche” et “gaz”, j’apprends que mon père revient d’un camp où l’on envoyait les mères et leurs enfants dans des chambres à gaz déguisées en cabines de douche. Du coup, je me méfie. Je ne dis pas à mes copains que je suis juif. Le jour où les Allemands reviendront, je filerai en Amérique.
Une particularité de ce récit, c’est que Lonek et Malvina, qui sont de glorieux héros dans leurs livres respectifs, deviennent d’affreux tyrans dans celui-ci.

 

 

Mes enfants, c’est la guerre (École des Loisirs, collection Medium, 2002).
J’ai écrit De trop longues vacances (voir ci-dessus) à partir de ce que Madame Christiane, directrice de la colonie du Pylône pendant la guerre, m’a raconté. Après sa mort (en 1997, à l’âge de 91 ans), j’ai eu l’occasion de rencontrer son fils aîné et d’autres anciens pensionnaires de la colonie pendant la guerre. J’ai utilisé leurs témoignages pour écrire cette nouvelle version de l’histoire.

 

 

Le roi de l’autostop (École des Loisirs, collection Medium, 2003).
Dans Sans accent, je travaille dur pour préparer le concours de Polytechnique. Dans ce livre, je prends des vacances bien méritées. A seize ans, je découvre l’Amérique et je tombe amoureux de toutes les demoiselles américaines que je rencontre. Je visite l’Italie, la Grèce et Israël. Je me bats vaillamment contre les moustiques géants qui infestent les rives du Tibre, je dors dans la salle de bains du roi Minos, je vaccine des poules dans un kibboutz. En 1963, à dix-huit ans, j’autostoppe jusqu'en Inde en passant par la Turquie, l’Iran et le Pakistan. Ce livre contient un portrait exclusif de Brigitte Bardot, réalisé pour des habitants du désert iranien.

 

 

Nine Eleven (École des Loisirs, collection Medium, 2003).
Les Américains inversent le mois et le jour. Pour désigner le 11 septembre (et les attentats qui se sont produits à New York ce jour-là en 2001), ils disent 9/11, c’est-à-dire Nine Eleven.
Ce livre raconte le 11 septembre d’un groupe de copains, éléves de terminale au lycée Peter Stuyvesant, à côté des tours. Au début, on croit à un petit accident. Il n’est pas question d’interrompre le contrôle de maths. Et puis c’est l’évacuation du lycée et la fuite à pied dans le brouillard.
Parallèlement, le livre décrit l’embrasement et l’effondrement des tours. Des explications détaillées et illustrées permettent de comprendre ce qui s’est passé.
J’ai écrit pour le catalogue de L’École des Loisirs un petit texte consacré à la genèse du livre. J’ai d’abord effectué un reportage pour Marie-Claire. Deux des personnes que j’ai rencontrées pour le reportage sont devenues des personnages dans le livre.

 

 

La cigale et la télé (École des Loisirs, collection Neuf, 2004).
Encore une collaboration. La Fontaine a écrit la moitié du livre, moi le reste. Philippe Dumas a ajouté des petits dessins. Je ne sais pas si mes fables sont aussi réussies que celles de La Fontaine, mais elles sont plus modernes. On y trouve des automobiles, des téléviseurs, des ordinateurs, enfin tout ce qui rend le monde d’aujourd’hui si fabuleux.

 

 

Einstein, l’homme qui chevauchait la lumière (Éditions de l’Archipel, 2005).
Quand les éditions de l’Archipel m’ont proposé d’écrire un nouveau livre sur Einstein, j’ai accepté tout de suite. J’ai beaucoup étudié la théorie de la relativité pour le premier livre, mais il restait des trucs qui m’échappaient. Maintenant, j’y suis presque. Je commence par résumer l’histoire de la physique depuis les Grecs jusqu’à la fin du dix-neuvième siècle, ainsi le lecteur en sait autant qu’Einstein (à peu près) et peut mieux comprendre sa démarche. L’articulation entre la relativité restreinte et la relativité générale est beaucoup plus claire que dans le premier livre. Pour bien faire, je devrais en écrire un troisième car, comme on dit, jamais e = mc deux sans trois.

 

 

J’ai mal aux maths, mais je me soigne (La Martinière Jeunesse, collection Hydrogène, 2006).
Ce livre prétend vous convaincre du principe suivant: “Les mathématiques ont été inventées par des idiots comme vous et moi, donc n’importe quel idiot peut les comprendre.” J’ai illustré ce livre moi-même, selon le principe: “Le dessin a été inventé par des idiots comme vous et moi, donc n’importe quel idiot peut dessiner.”

 

 

 

Galilée et les poissons rouges (Le Pommier, 2010).
Les plaques d’une rue qui donne sur les Champs-Élysées disent “Galilée, astronome“. Il a découvert des machins dans le ciel par hasard, mais il n’était pas astronome. Il n'a pas dit: “Et pourtant, elle tourne”. Il n’a pas non plus prouvé que la terre tournait. L'Église ne peut pas le réhabiliter, car il a bien commis la faute pour laquelle il a été condamné.
Il aimait tendrement sa fille. Il a écrit un livre magnifique. Il a inventé la science moderne.
 

Albert & Marilyn (Le Pommier, 2011).
Je croyais plaisanter quand j’ai dit, il y a quelques années, “je devrais en écrire un troisième”. Et puis j’ai eu l’occasion de lire une série de conversations inédites entre Albert Einstein et Marilyn Monroe. Un véritable scoop me tendait les bras (en admettant que les scoops possèdent des bras). Je n’ai pas pu résister à la tentation. Voilà le résultat.
Note à l’intention des érudits: il s’agit à la fois d’une double biographie à la manière de Plutarque et d’un dialogue à la manière de Platon.

 

 

Le fil à recoudre les âmes (École des Loisirs, collection Medium, 2012. Version numérique pour Kindle, iPad et autres plate-fromes, 2013).
Pourquoi les gens traitent-ils soudain Kenichiro de “Jap”? Pourquoi le déporte-t-on dans un camp au milieu de l’Arizona? Il est américain, pourtant. Né à Los Angeles, élève de l’école Thomas Jefferson.
Yuriko est bien japonaise, elle. Née à Hiroshima.
Ce roman raconte la rencontre improbable de Yuriko et Kenichiro en 1944, pendant la guerre qui oppose leurs deux pays.

 

 

Le retour de Christophe Colomb (École des Loisirs, collection Medium, 2014.)
Les équipages grommellent. Où sont-elles, les pagodes dorées de Cipango? Le voyage a déjà duré bien plus longtemps que prévu. On ne voit que l’océan, toujours l’océan. Christophe Colomb lui-même commence à se décourager. Il doute. Il se sent vieux et fragile.
Cédant aux supplication des matelors, il décide de faire demi-tour. Il devient charpentier près de Cadix.
Connaîtra-t-il de nouvelles aventures?